Alimentation et Santé

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Problème de poids
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Problème de poids

Tout au long de sa vie, l’organisme est soumis à des évolutions corporelles, qui pour certaines, peuvent être à risque de prendre du poids. En général les périodes critiques sont la petite enfance, l’adolescence (puberté), la grossesse (les kilos accumulés durant les 9 mois ne seront pas tous perdus), la tranche d’âge qui englobe la cinquantaine, qui correspond à la ménopause chez les femmes.

Le surpoids et l’obésité touchent de plus en plus de personnes, aussi bien les enfants, chez qui l’obésité a pratiquement doublé depuis quinze ans, que les adultes.

Cette maladie est aujourd’hui considérée comme un véritable problème de santé publique contre lequel d’importants moyens de sensibilisation ont été mis en œuvre. L’obésité représente en effet un facteur de risque important dans la survenue de maladies comme le diabète, certaines maladies cardiovasculaires comme l’hypertension et l’insuffisance cardiaque, l’arthrose des membres inférieurs ou certains cancers.

Chez l’adulte, l’obésité se mesure avec l’indice de masse corporelle ou IMC (calcul de l’IMC=poids/taille2), qui est un indicateur de risques. On parle de surpoids à partir d’un IMC de 25, d’obésité à partir d’un IMC de 30. D’un point de vue médical, le poids idéal à atteindre ou à maintenir est celui qui permet d’avoir son IMC entre 19 et 25.
A noter que les chiffres les plus récents (rapport 2009-2010, www.sante-sports.gouv.fr) concernant la population française montrent un début de stabilisation chez les enfants.

Peut-on dire que le lait et les produits laitiers font grossir?

Aucun aliment à lui seul n’est responsable de l’obésité, ni le lait, ni les autres aliments. Les facteurs de prise de poids sont clairement identifiés mais sur le plan alimentaire, c’est lorsque les dépenses énergétiques (exercice physique…) sont inférieures aux apports (alimentation) que l’on est amené à prendre du poids, c’est une question d’équilibre.

En pratique, il faut rappeler que le lait n’est pas gras, il apporte déjà 90% d’eau, et en pourcentage de matière grasse lorsqu’il est entier, il n’en contient que 3,5% de matière grasse, 1,6% quand il est demi-écrémé et 0,3% quand il est écrémé.

  • A titre informatif, une briquette de lait ½ écrémé apporte 90 Kcal, tandis qu’une canette de soda apporte environ 140 Kcal mais ni calcium, ni vitamines, ni protéines, etc…
  • Pour des raisons historiques, les fromages étaient les seuls produits pour lesquels les teneurs en matières grasses indiquées s’appliquaient à la matière sèche (produit auquel on a enlevé toute son eau). Depuis 2007, le pourcentage de matières grasses est exprimé sur le poids du fromage tel qu’on le consomme (avec son pourcentage d’eau). Par exemple du fromage blanc à 40% de matières grasses (ancien étiquetage) n’en contient donc en réalité que 8% (nouvel étiquetage). Autre exemple : pour un camembert à 45%, le taux réel est 20,7%.
  • Les yaourts nature présentent l’avantage d’être pauvres en calories (50 à 70 calories par pot).
  • La crème fraîche entière est le moins calorique des corps gras (30% de matières grasses) avec le beurre (82%) par comparaison avec l’huile (100%).

Pendant l’adolescence, les filles par exemple hésitent à consommer des produits laitiers par peur de grossir. Qu’elles se rassurent ! La grande majorité des études d’observations montrent une relation inverse entre consommation de produits laitiers et poids (Réalités en nutrition et diabétologie, 28-09-2010, J.M. Lecerf Service de Nutrition. Institut Pasteur. Lille)

Du coté des garçons, le souci serait plutôt « d’être grand et d’avoir des muscles » (qui correspond à une prise de masse musculaire). Un supplément de lait donné à de jeunes sportifs en entraînement, montre au bout de 3 mois : une augmentation de la taille, du volume musculaire et de la densité osseuse accompagnée d’une diminution de la masse grasse (Journal of American Dietetic Association 2003; 103(10):1353-6!).

Aux Etats-Unis, l’étude NHANES III chez les adolescents, a montré que les garçons et les filles ayant des apports élevés en produits laitiers, avaient une masse grasse moindre (J Amcoll Nutr, 2008; 27; 702-710).

Actuellement, aucune étude scientifique n’a démontré un lien de cause à effet entre le lait et l’augmentation du poids, et plusieurs épidémiologiques, ont mis en avant une relation inverse entre calcium et prise de poids. Boire du lait et manger des produits laitiers, selon les recommandations nationales de 3 produits laitiers quotidiens, aide à maintenir son poids. Les personnes qui en consomment régulièrement sont plus minces que les autres et ont moins de risque de prendre du poids ; elles ont aussi un meilleur équilibre nutritionnel global.

En conclusion, les produits laitiers doivent garder une place dans un régime équilibré pour le maintien du poids et pour en perdre en cas d’excès de poids. Ne pas oublier que l’équilibre alimentaire se fait, non pas sur un seul repas mais sur la semaine…et qu’il vaut mieux l’associer à une dépense physique et sportive régulière.

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