Le bien-être animal

Un hiver au chaud pour les vaches laitières

Publié le 24.12.2018 , mis à jour le 19.06.2019

Comment les vaches réagissent-elles au froid et quelles sont les mesures prises par les éleveurs pour assurer leur bien-être en hiver ?

Comme tous les mammifères, les vaches ont besoin de maintenir leur température corporelle à un niveau constant. Que se passe-t-il en hiver lorsque le froid fait son apparition ? Comment éviter que la chute des températures n’ait un impact sur leur bien-être et leur productivité ? Découvrez les gestes préventifs des éleveurs.

La sensibilité des vaches au froid

En France, les races de vaches sont adaptées à nos climats. Si certaines sont plus résistantes au froid – comme la Tarentaise, la Montbéliarde ou l’Abondance – de manière généraleentre -5 ° et +25 °C, dite zone thermoneutre, ces animaux massifs maintiennent leur température corporelle aux alentours de 38 °C, sans dépenser plus d’énergie pour se réchauffer ou se refroidir.

Comme de nombreux animaux, les vaches développent des systèmes d’adaptation au froid à l’arrivée de l’hiver : un pelage plus épais, une couche de gras isolante et un métabolisme plus sollicité, donc des besoins en nourriture plus importants.

Toutefois, en dessous de -5 °C, la vache va commencer à puiser dans ses réserves pour se réchauffer : elle peut donc être amenée à perdre du poids, ce qui peut affecter son bien-être et donc sa production de lait. Un contexte où l’éleveur redouble de vigilance.

Les bonnes pratiques pour garder les vaches au chaud

En hiver, lorsqu’il fait froid, les vaches sont rentrées à l’étable. Elles redoutent les basses températures mais aussi les courants d’air. L’éleveur veille donc à les en préserver avec une aération étudiée pour évacuer l’humidité de l’étable, mais sans créer de courants d’air. Il prend aussi garde à ce que la litière à base de paille et changée très régulièrement soit toujours sèche et disponible en quantité suffisante.

La robe des vaches doit elle aussi demeurer propre, car un pelage mouillé perd de son pouvoir isolant. Au besoin, l’éleveur procède à une légère tonte sur le dessus du dos de l’animal pour faciliter l’évaporation de l’humidité issue de la transpiration.

Enfin, l’éleveur adapte aussi l’alimentation de ses vaches en fonction des besoins accrus de l’animal.

Veau dans une niche
© L.Page - CNIEL

Des mesures spécifiques pour protéger les animaux les plus fragiles

Les animaux jeunes, veaux et génisses, ont besoin de davantage de protection que leurs aînés. Leur plus grande fragilité impose des mesures spécifiques. Les éleveurs ont alors à leur disposition des systèmes adaptés, comme des couvertures pour bovins, des lampes chauffantes, des rideaux de stalle (rideaux à lamelles qui aident à réguler l’entrée d’air dans l’étable), voire des logettes (espaces de repos dédiés à une vache) et abreuvoirs chauffés qui leur fournissent un confort rehaussé durant les périodes de grand froid.

 

Observer, connaître et prendre soin de ses animaux est le quotidien de l’éleveur Julien Lepeltier. Découvrez son interview et son crédo : « Notre métier c’est d’assurer le bien-être du troupeau »

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