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La filière laitière

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L’élevage
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L’élevage

Il y a ce que l’on voit, ce que l’on croit. Malgré la grande visibilité des troupeaux parsemés dans les prés, beaucoup parmi nous s’imaginent encore que les vaches laitières s’entassent dans des hangars, que les éleveurs sont des industriels et que l’alimentation des vaches est importée. Et pourtant :

  • les éleveurs sont des agriculteurs et travaillent des hectares de terre : 1 vache laitière / 1 ha de terre,
  • les fermes souvent familiales sont à taille humaine :  58 vaches laitières en moyenne par troupeau,
  • ration alimentaire est produite sur la ferme à plus de 85% : herbe fraîche ou sèche (le foin) selon les saisons et fourrage.

Alors pourquoi tant de préconçus ? Peut-être est-ce l’effet de la mondialisation, on a tendance a associer productivité et productivisme. Mais modernité ne signifie pas productivisme, la France a su préserver un modèle qui lui est propre, alliant innovation et tradition. Son secret : un lien préservé de l’élevage bovin au sol et une répartition de l’élevage laitier sur le territoire. Explications.

Eleveur et son troupeau
L’alimentation du troupeau
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L’alimentation du troupeau

La vache est un herbivore ruminant. Elle a la particularité de pouvoir produire du lait à partir d’herbe, ce qui permet de valoriser des terres qui ne pourraient être utilisées autrement.

Comme la poule et l’oeuf, il n’y a pas de lait sans veau ni vache. De son alimentation, de son élevage, de son bien être dépend la qualité du lait qui finira dans nos bols, nos assiettes ou nos casseroles. Mais alors cela signifie qu’il faut veiller tout à la fois à :

  • ce qu’elles mangent,
  • assurer la traçabilité des troupeaux,
  • produire du lait dans de bonnes conditions d’élevage.

L’alimentation du troupeau

L’alimentation des vaches conditionne la qualité du lait. De quoi se nourrissent-elles ? La vache est un herbivore ruminant. Elle a la particularité de pouvoir produire du lait à partir d’herbe, ce qui permet de valoriser des terres qui ne pourraient être utilisées autrement. La ration alimentaire  de la vache varie en fonction des saisons :

  • l’herbe fraîche des pâturages à la belle saison,
  • le foin et l’ensilage, pendant l’hiver.

Toutefois, pour qu’une vache produise du lait presque toute l’année (en quantité suffisante et de bonne qualité), l’herbe ne suffit pas.  L’animal a besoin d’une alimentation riche en énergie, en protéine, vitamines et minéraux. Quand elle est en pleine lactation, son alimentation est donc complétée par :

  • Des céréales (blé, orge)
  • Des aliments « concentrés » tels que des granulés végétaux (luzerne déshydratée) et des tourteaux (de soja, de tournesol ou de colza)

Menu moyen d’une vache :

  • Herbe ou foin : 50%
  • Ensilage de maïs : 25%
  • Céréales : 7,8%
  • Tourteaux : 8,7%
  • Minéraux et vitamines : 1,4%
  • Coproduits (résidus valorisés d’un processus de transformation industrielle de végétaux. Issus de meunerie, drèche de brasserie ou d’éthanolerie, pulpes de betterave…) : 3,7%
  • De l’eau à volonté

Ce menu ne comporte ni farines animales, ni additifs à action anabolisante ou antibiotique, conformément à la loi qui les interdit.

Résultat : un lait riche en acide gras et protéine, sain et nutritif.

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