Les vaches de A à V

Portrait de vache : la vosgienne

Publié le 15.02.2011 , mis à jour le 21.05.2019

Elle s’affiche en noir et blanc dans les rues et le métro parisiens, les médias l’adorent et elle s’apprête à fouler le sol de la capitale en tant que VIP.

De l’abandon au renouveau

 

À la voir si sympathique et guillerette devant les objectifs des photographes, on n’imagine pas que Candy revient de loin : au cours du XXe siècle, la race vosgienne, dont l’implantation dans le massif des Vosges est très ancienne, a quasiment disparu sous l’effet des guerres, de la recherche de productivité et de la simplification du schéma d’élevage français. En 1900, on estimait sa population à 125 000 têtes. Dans les années 1960 et 1970, elle était descendue au-dessous de 3000 !

 

En 1977, plusieurs éleveurs passionnés, soucieux de sauver cette race montagnarde à la santé de fer, mirent en place un plan de relance. Pari réussi : on compte aujourd’hui 10 000 animaux de race vosgienne, tous âges et sexes confondus. Cela reste un petit effectif, mais la race séduit de plus en plus d’éleveurs grâce à sa rusticité.

 

Petite mais costaude !

 

Issue d’une race de taille moyenne, Candy pèse 650 kg. Comme toutes les vaches vosgiennes, elle est trapue mais dotée de membres fins et solides. Avec ses yeux vifs cerclés de noirs, son caractère affable et sa sociabilité à toute épreuve, elle est très attachante. Sa robe originale est noire et blanche, mouchetée, avec deux bandes blanches sur le dos et le ventre.

 

Rustique, d’une robustesse exceptionnelle, c’est une excellente marcheuse, y compris sur les reliefs difficiles. Peu sensible aux variations de température et au stress, elle est parfaitement adaptée à la montagne. Enfin, sa longévité, sa fécondité et sa capacité de vêlage sont remarquables. Candy n’a pas volé sa place !

 

Un lait d’une grande qualité

 

La production annuelle de la vosgienne, d’environ 4000 litres de lait, ne peut pas rivaliser avec celle des races à gros effectif sélectionnées pour leurs performances laitières. Mais son lait, comme celui de toutes les montagnardes françaises, est réputé pour sa qualité. Il est particulièrement adapté à la fabrication de l’un des fleurons du terroir vosgien : le munster fermier.

 

Ce portrait vous a donné envie de rencontrer la jolie Candy ? Retrouvez-la au Salon International de l’Agriculture, sur le stand de Marc Spenlé, son éleveur (parc des expositions de Paris, porte de Versailles, Hall 1).

 

> Voir le site du Salon International de l’Agriculture de 2011.
> Voir le site de l’organisme de sélection de la race vosgienne.
> Découvrir d’autres portraits de vaches.

 

Crédits photos : SIA 2011 / Emmanuelle WENDLING

Tout savoir sur

Les vaches de A à V

Le bien-être animal

Ça lui fait quoi une vache quand on lui prend son lait ?

Les vaches de A à V

Appeler ses vaches : et si on changeait, en 2019 ?

Le bien-être animal

Un hiver au chaud pour les vaches laitières

Les vaches de A à V

'On va voir les vaches ?' : 5 infos sur les vaches de montagne !

Les vaches de A à V

Quelle race de vache pour quel fromage AOP ?

Les vaches de A à V

Portrait de vache : la Ferrandaise

Les vaches de A à V

Portrait de vache : la Bordelaise

Les vaches de A à V

La traite des vaches pendant le Salon de l'Agriculture

Le bien-être animal

Comment trait-on les vaches ?

Les vaches de A à V

56 : le nombre moyen de vaches laitières par troupeau en France

Ma reconversion fromager : interview de Paul Zindy, fromager urbain

Question (pas) bête : pourquoi y a-t-il des plaques vertes sur le comté ?

Tourisme : découvrir la Divine Fromagerie à Illoud, pour tout savoir sur le fromage