filiere-laitiere

La filière laitière

derniers articles
  • 09-12
    DIY : 4 idées de décorations de Noël en emballages laitiers recyclés

    Des moments ludiques et écologiques à partager avec les enfants.

  • 07-12
    Et si on faisait un apéritif dînatoire pour le réveillon de Noël ?

    Nos meilleures idées pour un buffet chic et festif.

  • 05-12
    Les plats emblématiques des chefs français (2) : des années 1960 aux années 1980, la Nouvelle Cuisine

    La vocation laitière de la France se prolonge naturellement dans la cuisine de ses chefs. Pour ce florilège de plats « signature » faisant la part belle aux produits laitiers, nous nous sommes intéressés aux grands cuisiniers français depuis le début du XXe siècle. Attention, ça donne faim !

  • 02-12
    4 repas de Noël autour du monde

    Envie de changer des traditions françaises ? Inspirez-vous avec des menus festifs venus du monde entier.

Voir toutes les actualités
Economie et société
-

Chargé d’études valorisation agricole des déchets : le respect de l’environnement avant tout

Un métier dans l’air du temps !

bando

Recyclage des déchets agricolesL’industrie laitière a inscrit la préservation de l’environnement parmi ses principales préoccupations. Zoom sur un métier dans l’air du temps, qui réclame à la fois des compétences techniques et des qualités relationnelles.

Recycler et valoriser les déchets de la chaîne du lait

Comme toute autre industrie, la chaîne du lait génère des déchets, depuis l’exploitation d’élevage jusqu’à la transformation en entreprise. Leur gestion est réglementée et ils ne peuvent pas être déversés tels quels dans la nature. Or, ces déchets sont très différents des boues urbaines : s’ils sont gérés et traités correctement, ils peuvent présenter une réelle valeur agronomique et servir à fertiliser les sols cultivés à la place des engrais chimiques. Le chargé d’études valorisation agricole des déchets, agronome de formation, doit donc disposer d’une culture solide en agriculture pour connaître les besoins des sols, mais aussi maîtriser les thématiques environnementales, outils, méthodes et techniques permettant de valoriser les déchets.

Un métier en perpétuelle évolution

Or, les réglementations en matière d’environnement évoluent régulièrement, tout comme les attentes du grand public et des acteurs de la filière. « Il y a 10 ans, on ne parlait pas de réchauffement climatique et de consommations énergétiques, et voilà que mes prochains projets portent sur l’émission de gaz à effet de serre dans les élevages et les économies d’énergie, confie Jean-Baptiste, chargé d’études depuis 1994 dans le nord de Des qualités relationnelles indispensables la France. Je dois donc faire des recherches pour bien maîtriser le sujet et être capable de répondre aux sollicitations des différents interlocuteurs de la filière. » L’enjeu ? Il faut pouvoir se conformer aux exigences des réglementations, mais sans jamais menacer l’activité économique des élevages ou des industries de transformation.

Comprendre et convaincre

Ainsi, la première mission du chargé d’études valorisation agricole des déchets consiste à passer du temps sur le terrain pour comprendre les problématiques de chacun (éleveurs, industriels, élus locaux, administrations…). L’objectif : leur proposer des solutions ciblées, tout en assurant un dialogue constructif entre les différents acteurs de la filière. « Il faut savoir faire passer le message environnemental et ‘vendre’ nos propositions, poursuit Jean-Baptiste. Cela passe par de nombreuses réunions, des sessions de formation et une vraie disponibilité pour répondre aux personnes qui appliquent nos solutions sur le terrain. » Cette exigence conditionne la dernière compétence indispensable du chargé d’études : d’excellentes qualités relationnelles !

> Pour savoir comment accéder au métier de chargé d’études valorisation agricole des déchets, rendez-vous sur le site Métiers du lait.

Crédit photos : L.GUENEAU / CNIEL

Plus d'articles

Mots clés

bando
article précédent
Portrait de vache : la Bretonne pie noir

Portrait de vache : la Bretonne pie noir

Une race qui allie rusticité et modernité !

Bretonne pie noirAprès avoir failli disparaître dans les années 1970, cette petite vache typiquement bretonne a repris du poil de la bête. Rencontre avec une vache qui a le vent en poupe !

Du déclin au renouveau

Comme de nombreuses autres races bovines françaises, la Bretonne pie noir (sans e à la fin de « noir ») a été sauvée de la disparition par des éleveurs passionnés et des militants de la biodiversité. Présente en Bretagne depuis plusieurs siècles, elle figurait en effet, à la fin du XIXe siècle, parmi les plus grandes races françaises. Après la Deuxième guerre mondiale, dans le contexte d’intensification de l’élevage, ses effectifs chutèrent dangereusement. En 1975, on se rendit compte que la race aurait sans doute disparu en 1980. Un programme de sauvegarde fut donc lancé (le premier en France). Pari gagné : en 2010, on comptait 1 600 Bretonnes pie noir.

Petite mais rustique !

Cette race de petit format, à la robe blanche et noire, possède en effet des atouts indéniables : précocité sexuelle, bonne fécondité, grande facilité de vêlage et longévité. Sa rusticité est également très appréciée des éleveurs : les Bretonnes pie noir, dont la race s’est développée sur l’acidité et la pauvreté des terrains armoricains, transforment facilement les fourrages grossiers et s’avèrent peu sensibles aux variations de températures. Surtout, elles produisent un lait très riche. C’est n’est pas un hasard si ce sont des beurrières réputées ! Elles fournissent également une viande appréciée pour sa saveur et sa finesse.

Des exploitations autonomes et rentables

Des qualités qui ont attiré l’attention de Slow Food : depuis fin 2010, la Bretonne pie noir est devenue une « sentinelle » de l’Arche du goût. Les valeurs défendues par les éleveurs de Bretonnes pie noir correspondent en effet à celles de la puissante association internationale : tradition, exploitations de petite taille, respect de la nature, circuits courts et autonomie. Les éleveurs, professionnels ou amateurs passionnés, produisent, transforment et vendent directement aux consommateurs lait, crème, beurre, fromage, lait ribot et « gros-lait » sur les marchés locaux ou à la ferme. La production fermière s’avère donc rentable : une démarche très actuelle pour une vache ancienne !

> Le site officiel de l’Union Bretonne Pie Noir.
> Découvrir d’autres portraits de vaches.

Crédits photos : F. MILLION / C.HELSLY / CNIEL

bando
article suivant
Qu’est-ce que la méthanisation à la ferme ?

Qu’est-ce que la méthanisation à la ferme ?

Les éleveurs à la pointe des énergies renouvelables !

L’élevage se modernise ! Avec la méthanisation, les éleveurs peuvent gérer et valoriser les déchets de leur exploitation de façon écologique tout en produisant de l’énergie. Zoom sur un procédé en plein développement.

Qu’est-ce que la méthanisation agricole ?

L’élevage laitier comporte bien sûr des déchets : fumier en premier lieu (mélange de fèces, d’urines, de litière et d’eau provenant des abreuvoirs et des résidus alimentaires), mais aussi, en moindres quantités, jus d’ensilages, purins et eaux de lavage de l’exploitation. En se décomposant, ces déchets produisent naturellement du méthane et du gaz carbonique. La méthanisation permet non seulement de contrôler ce phénomène, mais de l’utiliser pour produire de l’énergie et de l’engrais, tout en évitant les émissions de gaz à effet de serre. Le procédé intéresse de plus en plus d’éleveurs français.

MéthaniseursComment ça marche ?

Une unité de méthanisation est installée au sein de l’exploitation. Il s’agit d’un gros « digesteur » qui se présente sous la forme d’une fosse en béton. Les déchets sont chargés dans l’unité, où ils sont brassés en continu, chauffés et dégradés par des bactéries en anaérobie (sans oxygène).

Au bout de plusieurs semaines, les bactéries dégagent ce que l’on appelle du biogaz. Celui-ci sert à alimenter un moteur qui produit :

  • de l’électricité, vendue à EDF avec un tarif spécial au titre des énergies « vertes » ;
  • de la chaleur, utilisée au sein-même de la ferme pour le chauffage de l’eau, des bâtiments d’élevage ou des serres.

Au bout du compte, il reste un « digestat », c’est-à-dire un résidu, qui constitue un engrais organique, efficace, facile à épandre sur les cultures et sans odeur.

Quel est l’intérêt de la méthanisation ?

Pour les éleveurs, la méthanisation permet d’augmenter et de diversifier les sources de revenus avec la revente d’électricité à EDF, sans augmentation du cheptel et de la surface agricole. Elle réduit les coûts d’engrais et de chauffage et permet de supprimer la quasi totalité des mauvaises odeurs. Ces effets sont bénéfiques pour l’ensemble de la population, puisque la méthanisation réduit l’impact des déchets de l’élevage sur l’effet de serre. Les consommateurs bénéficient également de la baisse des apports d’engrais chimiques sur les cultures agricoles. Une véritable stratégie « gagnant-gagnant » !

> À découvrir : le métier de chargé d’études valorisation agricole des déchets.