Alimentation et Santé

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Les produits laitiers pour améliorer l’alimentation des patients traités pour cancer

Adapter son alimentation pour gérer les effets indésirables de la chimiothérapie : une enquête de l'Institut Polytechnique LaSalle Beauvais et de l'Hôpital de Beauvais* a permis la mise en place d’ ateliers culinaires pratiques pour aider les patients à mieux vivre les effets secondaires de leur traitement. Retour d’expérience et conseils pratiques. Bien manger fait partie [...]

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Adapter son alimentation pour gérer les effets indésirables de la chimiothérapie : une enquête de l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais et de l’Hôpital de Beauvais* a permis la mise en place d’ ateliers culinaires pratiques pour aider les patients à mieux vivre les effets secondaires de leur traitement. Retour d’expérience et conseils pratiques.

Bien manger fait partie du traitement
Dès la deuxième séance de chimiothérapie, plus de 60 % des malades rencontrent un problème lié à l’alimentation : manque d’appétit, écœurement , bouche sèche, changement de perception du goût des aliments, problèmes digestifs… C’est suite à ce constat que l’équipe de Philippe Pouillart. chercheur en immuno-nutrition à l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais, a cherché des solutions pour améliorer le quotidien des patients. En effet,  une alimentation équilibrée associée à une activité physique adaptée jouent également un rôle dans le traitement de la maladie. Si certains dégoûts apparaissent (friture, viande rouge) les malades se tournent instinctivement vers les soupes, les fruits,  les féculents et les produits laitiers qui sont d’une grande utilité dans la gestion des effets secondaires des traitements et donc le maintien d’un équilibre alimentaire.

Des ateliers culinaires pour trouver des solutions
En se basant sur l’expérience et le vécu des malades, l’Institut  Polytechnique LaSalle Beauvais organise donc des ateliers culinaires mensuels pour des patients adressés par le Comité  de l’Oise de la Ligue Contre le Cancer et de l’hôpital de Beauvais, et met au point des recettes validées par les patients eux-mêmes. On y apprend à cuisiner de bonnes choses, en petites portions, sans odeur, avec des épices dans des conditions simples et faciles à mettre en œuvre.

Découvrez en images le témoignage d’Agnès Garmigny, une patiente traitée à Beauvais qui a pu mettre en pratique les recommandations et les astuces découvertes en atelier culinaire.

Les produits laitiers, une mine d’astuces pour retrouver le plaisir de manger.

Les produits laitiers sont une aide précieuse pour conserver le plaisir de manger, tout en étant une source essentielle d’énergie, de protéines et de minéraux tels que le calcium.
– La crème et le lait sont utilisés pour lier les ingrédients, donner de l’onctuosité et ainsi lutter contre la sensation de bouche sèche et les irritations buccales,
– Les fromages à pâte molle faciles à mâcher et les yaourts à boire sont plébiscités par les personnes qui ont des difficultés à avaler,
– Les fromages à pâte molle (camembert, brie) et les fromages affinés aux épices ou aux herbes sont recherchés pour leur saveur marquée, puisque 65% des patients constatent une diminution du goût
–  Beurre, crème, fromages frais et fromages râpés à pâte dure s’incorporent facilement dans les soupes, gratins et plats de légumes souvent appréciés. Ils permettent d’enrichir les plats pour pallier au manque d’appétit de 50% des patients. Ils apportent protéines, énergie et calcium dans un faible volume à ingérer.
–  Yaourts, fromages frais et petits suisses sont faciles à consommer par les personnes qui mangent en petites quantités ou lors des collations.
– Le fromage associé à la viande lui ôte son goût métallique qui déplaît : à utiliser en lasagne, hamburgers, yakitori…
– Le lait permet d’étancher sa soif avec onctuosité, et sa fraîcheur apaise les bouches irritées.
– Enfin, pour les personnes plus attirées par le sucré, les yaourts sucrés, aux fruits, les glaces, les desserts lactés sont particulièrement appréciés.

En conservant le plaisir de manger grâce à la mise en place de ces conseils,  la maladie ainsi que les effets indésirables des traitements sont mieux acceptés. « Nous commençons à voir les effets favorables sur l’état de santé des patients », constate le Dr Sif Bendjaballah. Responsable du pôle de cancérologie au centre hospitalier de Beauvais,  qui travaille en liaison avec l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais. « Il ne faut pas suivre de régimes, et encore moins des jeûnes à prétendue visée thérapeutique. Il est indispensable de garder  des réserves, pour lutter contre le cancer. »

* Enquête LaSalle Beauvais menée auprès de 160 patients traités pour cancer au centre hospitalier de Beauvais. Un volet de l’enquête porte sur les comportements et motivations de 43 patients vis-à-vis des produits laitiers, leur consommation et leur usage en cuisine.

Pour en savoir plus, consultez le site du CERIN

 

 

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D’où vient le calcium du lait ?

D’où vient le calcium du lait ?

Les secrets de la fabrication du lait par les vaches

Si on sait tous que les produits laitiers sont riches en calcium, on peut se demander, en buvant son bol de lait du matin, d’où provient ce calcium. Comme les vaches fabriquent-elles donc lait ? Remontons à la source…

Quatre estomacs pour tirer partie des végétaux

Les vaches mâchent des végétaux (voir à ce sujet notre article sur l’alimentation des vaches laitières). De ces végétaux bruts, elles extraient les éléments nutritifs dont elles ont besoin pour vivre et pour produire du lait . Mais ceci n’est possible que grâce à leurs 4 estomacs : on dit que la vache est « polygastrique ». Elle fait en effet partie de la famille des ruminants, comme les buffles, les yacks…

C’est cette particularité qui fait qu’elle peut digérer la cellulose des végétaux et en tirer partie. Tout d’abord, elle commence par arracher et avaler son fourrage (composé à 100% de végétaux, comme l’herbe, le foin, l’ensilage et les céréales…) et boire beaucoup d’eau,  ce qui lui permet de produire abondamment de la salive, facilitant cette première étape. Cette « pâte » ainsi obtenue repart à nouveau dans sa bouche pour être mâchée plus finement : c’est ce que l’on nomme la rumination. Les végétaux sont ainsi partiellement dégradés grâce à l’action de micro-organismes. La bouillie végétale continue alors son trajet dans le 2ème, puis le 3ème estomac, qui l’assèchent et l’homogénéisent. C’est dans le 4ème et dernier estomac (qui joue alors le même rôle que le nôtre) que les sucs gastriques et leurs enzymes transforment ce qui reste des aliments en élément simples et assimilables par la vache. Acheminés vers l’intestin grêle, les nutriments ainsi obtenus (acides aminés, acides gras, vitamines, minéraux…) peuvent alors être utilisés par les cellules de l’organisme de la vache.

Des nutriments au lait

Ainsi, grâce à ce processus digestif bien particulier, seuls les ruminants sont capables de transformer l’herbe en lait riche en calcium. L’alimentation végétale de la vache lui apporte en effet glucides, sels minéraux (calcium, phosphore, sodium, potassium, magnésium), protéines et un peu de matières grasses. Ces éléments nutritifs ainsi obtenus par le long processus digestif passent dans le sang à travers les parois de l’estomac et de l’intestin grêle. Ils sont alors distribués aux cellules pour l’entretien des fonctions vitales de la vache : sa croissance, son entretien, sa reproduction, ses besoins énergétiques et la production de lait dès qu’elle a un veau.

La vache a un seul pis (ou mamelle), composé de 4 trayons. La mamelle doit filtrer 300 à 400 litres de sang pour obtenir 1 litre de lait. Les cellules des glandes mammaires utilisent les nutriments pour produire du lait (qui contient des protéines, du lactose, des minéraux, des vitamines et de l’eau) sous l’action conjuguée de 2 mécanismes, hormonal et mécanique. Avec le vêlage (la naissance du veau), la chute du taux de deux hormones libère l’hypophyse (une glande du cerveau) d’une autre hormone qui, par voie sanguine stimule les cellules sécrétrices de la mamelle , puis entretenue par l’action mécanique de la succion des trayons par le veau ou la traite. Les gouttes de lait ainsi constituées se stockent dans les « citernes » en attente de la tétée ou de la traite, comme illustré ci-dessous.

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Donc pas de magie dans la fabrication du lait par nos vaches, tout s’explique.  Sachant qu’une vache mange de 60 à 80 kg de végétaux par jour et boit 65 à 90l d’eau, quel travail que de produire du lait !

Crédit photo : F.JOLY / CNIEL

 
Pour approfondir votre lecture :

Le calcium joue un rôle primordial sur nos os
Tous les produits laitiers apportent du calcium
Toutes les sources de calcium se valent-elles ?

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Les 5 fromages français les plus riches en calcium

Les 5 fromages français les plus riches en calcium

On sait que les produits laitiers sont riches en calcium, et tout particulièrement les fromages. Mais savez-vous qui sont précisément les champions de la teneur en calcium ?

On sait que les produits laitiers sont riches en calcium, et tout particulièrement les fromages. Mais savez-vous qui sont précisément les champions de la teneur en calcium ? Emmental, comté, mimolette, tomme des Pyrénées, cantal et morbier sont tous sur le podium…

Les fromages français les plus riches en calcium*

Les cinq fromages français les plus riches en calcium

Les pâtes pressées cuites, en tête !
Emmental et comté, les deux premiers du classement, font partie de la même famille fromagère : les pâtes pressées cuites. En effet, lors de leur fabrication, le lait est caillé, tranché, puis chauffé tout en étant brassé. Il est ensuite moulé, puis pressé pour faire sortir le petit lait. Le lait étant chauffé, une partie de l’eau qu’il contient s’évapore, et les composants du lait –dont le calcium- se concentrent d’autant plus.

Les pâtes pressées non cuites, elles aussi riches en calcium
Mimolette, tomme des Pyrénées, cantal et morbier, les suivants du classement, sont tous des pâtes pressées non cuites. C’est-à-dire que leur fabrication (lien process fabrication) est très proche de la précédente, mis à part que le caillé n’est pas chauffé, donc que les nutriments du lait un peu moins concentrés que dans les pâtes pressées cuites !

Ainsi, une petite portion de ces fromages suffit à amener une quantité importante de calcium. 30 g d’emmental suffisent à apporter environ 300 mg de calcium -autant que dans 2 yaourts ou 25 cl de lait- soit le tiers de la consommation recommandée pour un adulte. Une raison de plus de les mettre au menu !

 *Source : table Ciqual. La teneur en calcium peut varier selon le degré d’affinage des fromages.