Cuisine et Recettes

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One pot pasta, mode d’emploi

Le plat de pâtes tout en un débarque en France, pour le plus grand bonheur des cuisiniers pressés !

Tagliatelles-aux-gambas

Envie d’un délicieux repas prêt en moins de 30 minutes ? On fonce sur le très tendance one pot pasta ou « pâtes magiques », nouveau plat préféré des étudiants et des parents débordés.

Le concept du one pot pasta

Avant que Martha Stewart ne popularise le one pot pasta outre-Atlantique, la préparation d’un plat de pâtes ressemblait à ça : préparer une sauce dans un faitout ; faire bouillir de l’eau salée dans un autre récipient ; faire cuire des pâtes ; les égoutter dans une passoire ; les mélanger avec la sauce.

Et voilà comment se déroule la confection d’un one pot pasta depuis que les foodies ont exporté l’idée : mettre tous les ingrédients en même temps dans une marmite, laisser cuire à feu moyen en mélangeant régulièrement, se régaler.

Bref, le one pot pasta, c’est une seule étape, une seule cuisson et un seul récipient à laver après le repas.

Que faut-il pour préparer un one pot pasta ?

  • Un récipient : une marmite, une sauteuse, une cocotte, un wok, tout dépend de son équipement et du nombre de bouches à nourrir. À éviter : les petits formats, car il faut pouvoir réunir plusieurs ingrédients et remuer facilement sans débordement.
  • Des pâtes : les petites pâtes (penne, fusilli, farfalle, macaronis…) tiennent mieux à la cuisson, mais tout est permis pourvu qu’il s’agisse de pâtes sèches – et crues bien entendu. C’est grâce à elles que la magie opère : avec l’amidon qui se libère dans le liquide de cuisson, la sauce devient crémeuse.
  • Du liquide : versé froid dans le récipient, il est composé d’une base d’eau ou de bouillon que l’on peut couper avec la sauce tomate, du vin ou du lait (souvenez-vous que l’authentique sauce bolognaise en contient un verre !). On pense aussi à la crème fraîche, qui accentue l’onctuosité de la sauce tout en apportant ses notes douces et acidulées.
  • Des ingrédients de garniture : légumes frais ou surgelés qui cuisent rapidement (oignon, ail, petits pois, brocolis, courgettes, tomates, poivrons, carottes, champignons, dés de courge…), morceaux de viande ou de volaille, lanières de poisson fumé… Place à la créativité ! Pour que le plat ne soit pas fade en l’absence de mijotage, on n’hésite pas à utiliser des ingrédients de caractère : fromages forts en goût (bleu, pâte dure très affinée…), anchois, olives, jambon cru, lardons, chorizo, épices et aromates… Pour un fondant incomparable, on ajoute incognito 2 ou 3 portions de fromage fondu.

Comment réussir son one pot pasta ?

  • Respecter les proportions : interdiction formelle de forcer sur le liquide sous peine de se retrouver avec une soupe ! Il doit tout juste affleurer les ingrédients. Si les pâtes ont tout absorbé mais qu’elles ne sont pas encore cuites, on ajoute du liquide petit à petit, mais attention, elles doivent rester fermes.
  • Remuer régulièrement : on mise sur la spatule et l’huile de coude pour éviter que les pâtes ne se collent entre elles ou au fond du plat.
  • Ne pas oublier les toppings : au moment du service, on propose du fromage râpé en sachet ou fraîchement passé à la moulinette (comté, beaufort, mimolette, cantal…), comme pour les pâtes traditionnelles.
  • Tricher de temps en temps : en réduisant, le liquide concentre les saveurs, mais on peut corser les arômes en faisant dorer les ingrédients de la garniture dans une noix de beurre, au fond du récipient, avant d’ajouter tous les autres ingrédients.

Besoin d’inspiration ?
Le hashtag #onepotpasta sur Instagram fourmille d’idées de recettes.
En librairie : Pasta magiques de Sabrina Fauda-Rôle (Marabout).

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Chevreuil
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Cuisiner le gibier, c’est facile avec les produits laitiers !

Cuisiner le gibier, c’est facile avec les produits laitiers !

L’automne constitue la pleine saison de la cuisine de la chasse : on en profite !

Pour un repas chaleureux au cœur de l’automne et de l’hiver, rien de tel que le gibier. Souvent réservé aux réunions familiales et aux fêtes de fin d’année, il se cuisine en toute simplicité à grand renfort de produits laitiers.

Vous avez dit gibier ?

Le singulier du mot gibier, qui désigne les animaux chassés pour en consommer la viande, reflète mal la diversité des morceaux et saveurs de ce pilier de la gastronomie française. Traditionnellement, on distingue deux types de gibier :

  • Le gibier à poil, d’abord, est lui-même scindé en deux catégories : le gros gibier ou venaison (sanglier, chevreuil, biche, cerf, bouquetin, chamois…) et le petit gibier (lapin de garenne, lièvre).
  • Quant au gibier à plume, il désigne les oiseaux chassés en montagne ou en plaine (bécasse, canard sauvage, faisan, grive, palombe, perdreau…)

On les trouve dans le commerce, frais ou surgelés, ou auprès des chasseurs du voisinage quand on vit à la campagne !

Comment cuisiner le gibier ?

Tout dépend des viandes et des morceaux. Certains sont tendres et ne nécessitent ni marinade ni longue cuisson. Les filets et steaks de biche ou de cerf, par exemple, sont parfaits simplement poêlés avec du beurre. Quant aux côtelettes de chevreuil, elles peuvent être grillées au barbecue et dégustées avec un beurre aromatisé aux herbes fraîches, ou encore sautées à la poêle dans du beurre puis nappées avec une sauce au vin blanc, à la moutarde et à la crème. De la même manière, lièvre et faisan se cuisinent comme des lapins ou des volailles quand ils sont jeunes et tendres : rôtis au beurre ou découpés en morceaux et sautés avec une sauce crémeuse.

Les viandes plus coriaces (sanglier, oiseaux ou lièvres plus âgés…) nécessitent quant à elles une marinade qui attendrit et parfume les chairs. Celle-ci est le plus souvent à base de vin et de baies de genièvre. Elle est prolongée par une cuisson longue (civet, daube, terrine, pâté, ou pourquoi pas une véritable bolognaise de gibier avec son verre de lait). Mais la préparation royale pour les gibiers mijotés, c’est la sauce grand veneur, un classique de la cuisine française. Préparée avec une réduction de vin rouge, enrichie de gelée de groseille et de crème fraîche, elle accompagne à merveille les gigots et rôtis de chevreuil, de biche ou de sanglier.

Et pour les accompagnements…

Pour accompagner le gibier, pas besoin de faire compliqué ! Les pommes de terre sont idéales pour révéler la saveur du gibier sans brouiller les arômes : purée maison, véritable gratin dauphinois, simple écrasée ou même röstis avec un gibier en sauce. Les champignons sautés à la crème et le gratin de courge font également honneur au plat et à la saison.

Pour compléter la table avec une note festive, les gibiers aiment généralement la compagnie des fruits cuits, poêlés au beurre ou réduits en compote (pommes, poires, pêches de vigne, coings…). Quand les fêtes de fin d’année approchent, une autre option trouve tout son intérêt : les marrons cuits au naturel puis dorés avec du beurre. Avec une gelée de fruits rouges en guide de condiment, le tour est joué !

Bento
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Détournement malin d’emballages laitiers : petits bentos maison

Détournement malin d’emballages laitiers : petits bentos maison

Sonia Ezgulian et Martine Camillieri livrent leurs meilleures idées anti-gaspi pour fabriquer des boîtes repas avec des emballages de produits laitiers.

Vous déployez des trésors de créativité pour accommoder les restes et autres vestiges alimentaires, mais saviez-vous que les emballages se recyclent aussi ? Petite leçon de boîte à déjeuner.

Le bento, quésako ?

Le bento, c’est cette boîte à déjeuner japonaise qui se présente sous la forme d’un coffret compartimenté. On y glisse un repas diversifié et équilibré, harmonieusement présenté et rangé en optimisant tout l’espace. Préparé dans les règles de l’art, il doit comprendre une belle variété d’ingrédients et de bouchées à picorer.

Bento avec des emballages laitiersLa solution la plus pratique et économique pour le garnir ? L’utilisation des restes du repas de la veille : une gourde de soupe froide, un bout de fromage, des morceaux de poulet rôti, quelques cuillérées de riz cuit, une poignée de carottes râpées, un quart de concombre émincé…, sans oublier une sauce au yaourt et des condiments pour apporter du goût et du moelleux.

Les bonnes idées

Mais la logique du recyclage peut être poussée encore plus loin en détournant les emballages des produits laitiers. C’est amusant, écologique et beaucoup plus économique que l’achat d’un véritable bento avec ses accessoires !

  • Avec des boîtes de fromage en bois de toutes tailles (camembert standard ou de petit format, livarot, saint-nectaire, pont l’évêque, plateau rectangulaire pour assortiment…) : des contenants pour ranger des mets à picorer avec les doigts (bouchées de concombres ou de courgettes garnies de fromage, muffins salés ou sucrés, petits roulés, bâtonnets de légumes, billes de fromage frais, petits sablés…). L’astuce qui change tout : monter les boîtes à l’envers de façon à faciliter le transport.
  • Avec des bouchons de bouteilles de lait (à poser dans les boîtes précédentes) : des mini-coupelles pour accueillir condiments (sauce au fromage blanc, moutarde, ketchup, chutney…), aromates (herbes ciselées, gomasio…) et « petits plus » à saupoudrer ou à croquer (croûtons, fruits secs, petites graines…).
  • Avec un pot de fromage blanc ou de crème fraîche : un bol fermé pour une salade composée à base de féculents (pâtes, riz, pois chiches, lentilles…), agrémentée de fromage (dés de comté, copeaux de mimolette, bleu émietté…) et d’une sauce légère au yaourt.
  • Bento avec des emballages laitiersAvec une bouteille de crème liquide ou un mini-bidon de yaourt à boire : une gourde individuelle pour une soupe froide, un smoothie ou un milk shake.
  • Avec une brique de lait découpée ou des pots de petits-suisses vides : des récipients pour couler des pannas cottas à faire prendre toute la nuit au frais.

Des professionnelles du recyclage culinaire à la rescousse !

Dans cet esprit, Sonia Ezgulian et Martine Camillieri, respectivement cuisinière et artiste, se sont associées pour imaginer le « bento anti-gaspillage » des produits laitiers. La première a écrit plusieurs ouvrages sur l’art d’accommoder les restes, les épluchures et même les déchets (éditions de l’épure). La seconde est l’auteur de Détourner les emballages (petite économie ludique) paru dès 2007 aux éditions Tana. Les produits laitiers occupent une place centrale dans les créations de chacune d’entre elles. Sonia Ezgulian confie ainsi : « ils font office d’entremetteurs, de liants entre les ingrédients dans mes recettes. (…) Je détourne souvent les produits laitiers de leur fonction première. Le yaourt devient une base de sauce légère (gribiche, au thon pour des oeufs mimosa, etc.), le fromage se cache dans des pâtes pour les rendre croustillantes ou fondantes selon les cas. » Quant à Martine Camillieri, elle dit des emballages des produits laitiers qu’ « ils sont en général gais, ludiques et nous rappellent, comme les madeleines, de savoureux petits moments. » Retrouvez leurs idées et recettes dans le Cahier des produits laitiers n° 10 (PDF).