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La filière laitière

Elevage et territoire
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La ferme se déplace au Salon de l’Agriculture !

Du 25 février au 4 mars 2012, découvrez en famille le stand « Terre d’élevage, Terre durable ».

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Depuis bientôt 50 ans, le Salon de l’Agriculture constitue l’un des grands événements du début d’année. Pour cette 49e édition, qui se tient porte de Versailles du 25 février au 4 mars 2012, découvrez en famille le stand « Terre d’élevage, Terre durable ».

Une ferme grandeur nature pour tout savoir sur l’élevage et les produits laitiers

Au cœur du Hall 1 (allée K – stand n°71/72), le stand « Terre d’élevage, terre durable » est le rendez-vous incontournable pour découvrir, en famille, les pratiques d’élevage des filières viande et lait. Axé sur l’agriculture durable, le stand invite le public à partir à la rencontre des éleveurs pour mieux comprendre leur quotidien auprès des animaux. Le clou du stand ? La salle de traite : une vache grandeur nature et du vrai matériel de traite, comme si on y était ! Mais surtout, un duo éleveur laitier-animateur pour comprendre ce moment si important dans la journée d’une vache : pourquoi faut-il désinfecter le trayon ? Comment l’éleveur juge-t-il de la santé de la vache ? Comment peut-on récupérer la chaleur du lait ?

Une ferme grandeur nature

Par ailleurs, cette année encore, de nombreuses animations sont offertes aux visiteurs :

  • La reconstitution d’une ferme où le public peut visiter la nurserie.
  • La salle de traite.
  • Le jeu « Tour d’horizon de l’élevage » pour partir à la découverte de l’élevage et en savoir plus sur l’alimentation animale, les cultures et prairies ou l’habitat des animaux d’élevage.
  • Le tracteur sur lequel les enfants peuvent se faire prendre en photo.
  • Les « prés » pour découvrir les races bovines, ovines et caprines.
  • Le jeu de l’alimentation pour tout connaître sur ce que mangent les vaches.
  • Le ring « En direct des métiers » où se succèdent présentations d’animaux, témoignages de professionnels et démonstrations en direct de leur savoir-faire (tonte des moutons, chiens de troupeaux, etc.).

TV Agri sur le stand Terre d’élevage, Terre durable

Enfin, toujours sur le stand « Terre d’élevage, Terre durable », le plateau de TV Agri organise chaque jour, jusqu’au mercredi 29 février, des débats menés par un journaliste en présence d’experts, de représentants d’associations et d’éleveurs. Journalistes et visiteurs du salon sont également invités à participer à des échanges thématiques sur des questions sociétales autour de l’élevage durable.

Petits et grands peuvent ainsi découvrir comment, au fil des jours et des saisons, sont élevés les vaches, veaux, brebis, agneaux et chèvres qui nous nourrissent de leur lait et de leur viande. Pour évoquer les métiers de l’élevage, les professionnels se tiennent à leur entière disposition !

Le stand « Terre d’élevage, Terre durable » est organisé par l’Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes (INTERBEV – Viandes) et le Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière (CNIEL – Les Produits Laitiers), avec la participation de la Confédération Nationale de l’Elevage (CNE) et de FranceAgriMer.

Informations pratiques :
Salon International de l’Agriculture
Paris Porte de Versailles
1 place de la Porte de Versailles – 75015 Paris
Du 25 février au 4 mars 2012 – De 9h00 à 19h00
Nocturne, le vendredi 2 mars jusqu’à 23h00

Le stand « Terre d’élevage, terre durable » se tient dans le hall 1 – allée K – stand n°71/72, à proximité du stand « Les Produits Laitiers ».

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Profession, éleveur : Gérard Guyot

Profession, éleveur : Gérard Guyot

Le bien-être animal avant tout !

Pour cet éleveur installé dans le Jura, rien de tel que des bêtes heureuses et en bonne santé pour produire un lait de qualité et en quantité. Rencontre au pays du comté.

En quoi consiste votre métier d’éleveur ?
Gérard Guyot : Avec mon épouse, j’élève une trentaine de vaches de race montbéliarde dans le département du Doubs. Leur lait est destiné à la fabrication de comté AOP. C’est de ce fromage que je tire l’essentiel de mes revenus : avec une vingtaine d’autres éleveurs, je fais partie d’une fruitière à comté, c’est-à-dire une fromagerie organisée en coopérative. C’est elle qui récupère le lait et le transforme. En période de pointe, les fromagers produisent jusqu’à cinquante meules par jour ! Une fois fabriqué, le comté reste un mois ici, puis il part chez un affineur pendant cinq mois. Il est ensuite classé en fonction de sa qualité, ce qui détermine le prix auquel l’affineur va nous acheter chaque meule. Je tire des revenus complémentaires de la vente de génisses à l’étranger.

Concrètement, comment se déroulent vos journées ?
G.G. : Le matin, dès le lever, nous donnons à manger aux bêtes et nettoyons les étables. Nous procédons alors à la première traite, vers 7 heures. Nous nourrissons ensuite les veaux, récurons la machine à traire et organisons nos activités en fonction de la saison. À partir de mi-mai, par exemple, la fenaison commence : nous fauchons l’herbe au sein de nos 76 hectares de prairies naturelles, nous la faisons sécher et nous réunissons le foin ainsi obtenu en gros rouleaux. C’est une nourriture saine et naturelle pour l’hiver, quand les troupeaux ne peuvent plus pâturer et qu’ils sont à l’étable. L’entretien de l’exploitation couvre également une grosse partie de nos journées. Vers 18 heures, nous procédons à la deuxième traite de la journée. Nous nettoyons de nouveau puis nous préparons la paille afin d’assurer aux bêtes un lit confortable pour la nuit.

En somme, vous bordez vos vaches !
G.G. : Bien sûr. Pour les éleveurs, le bien-être des bêtes est essentiel : nous vivons avec elles sept jours sur sept et tous nos veaux ont un nom. J’adhère d’ailleurs à la Charte des bonnes pratiques d’élevage qui, depuis sa création en 1999, aide les éleveurs à produire un lait d’une qualité irréprochable tout en préservant le bien-être animal. J’ai également suivi une formation d’éleveur-infirmier auprès d’un vétérinaire pour apprendre à mieux observer les animaux. Si une vache est isolée dans le troupeau, c’est qu’elle a un souci. Nous essayons de faire de la prévention avec de l’homéopathie et de la phytothérapie, mais, si elle tombe malade malgré tout, nous appelons bien sûr le vétérinaire. Autre intervenant qui nous rend visite régulièrement : le pareur, qui taille les ongles des vaches pour leur éviter des souffrances inutiles.

Vous donnez l’impression qu’il s’agit surtout d’anticiper les problèmes.
G.G. : C’est tout à fait ça. De toute façon, si la vache est stressée, malade ou mal nourrie, l’éleveur est perdant : la qualité du lait est moins bonne car les protéines et les matières grasses qui permettent de fabriquer le comté diminuent. Or, le cahier des charges de l’AOP comté est très strict. Dans le même ordre d’idées, nous respectons au maximum les traditions des anciens, en travaillant par exemple avec un calendrier lunaire basé sur les phases de la lune (nouvelle lune, premier croissant, pleine lune, etc.). En effet, celle-ci a une influence évidente sur les marées, alors pourquoi pas sur les cultures et les animaux ? Ainsi, nous avons remarqué que certains jours, selon la position de la lune, les bêtes sont plus énervées que d’autres. Pour les déplacer ou les sortir, nous choisissons de préférence les jours calmes ! Notre objectif est d’être en phase avec la nature : c’est mieux pour les vaches et c’est mieux pour les éleveurs.

Véronique Lorin, éleveuse en Mayenne
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Profession, éleveuse : Véronique Lorin

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En Mayenne, cette agricultrice jongle entre sa ferme et sa famille avec enthousiasme !

Une famille nombreuse et une ferme à gérer : c’est le quotidien bien rempli de cette jeune femme devenue agricultrice après des études supérieures en biologie. Rencontre à Landivy, en Mayenne.

En quoi consiste votre métier ?
Mon mari et moi sommes, avec deux autres associés, éleveurs spécialisés dans la production de lait. Nous avons un cheptel de 95 Prim’Holstein. Nous vendons leur lait à une laiterie coopérative où il est transformé en poudre pour les veaux ou en lait destiné à la consommation humaine. J’exerce ce métier par choix : j’ai suivi des études supérieures en biologie de l’environnement et j’étais destinée à faire de l’aménagement du territoire. Quand j’ai rencontré mon mari, lui-même agriculteur, il m’a montré avec enthousiasme les bons côtés de son métier. J’ai donc repris mes études pour obtenir un Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole (BPREA) et je me suis installée. J’adore mon métier, mais il faut avoir beaucoup de caractère pour que certains hommes acceptent de vous traiter en égale !

Comment se déroulent vos journées ?
Tous les jours, je me lève à 5 h 30 et, dès 6 h, je prépare la salle de traite. Je réveille les vaches, je nettoie leurs logettes et je commence la traite du matin à 6 h 30. Vers 7 h 45, je rentre à la maison pour m’occuper de nos quatre filles, puis j’amène la plus jeune à l’école. En général, la matinée est ensuite réservée à des tâches administratives (identification des animaux, déclaration des actes sanitaires, comptabilité, etc.). L’après-midi, je me rends souvent à des réunions car nous faisons partie de plusieurs organismes professionnels. À 15 h 30, je nettoie de nouveau les logettes des vaches pour la nuit, puis j’attaque la traite du soir à 16 h 30 : c’est tôt, mais la journée doit impérativement être terminée à 18 h 30, heure de fermeture des garderies des enfants ! La vie de famille est au cœur de notre organisation de travail.

Votre emploi du temps varie-t-il en fonction des saisons ?
Oui, bien sûr, c’est l’une des caractéristiques fondamentales du métier d’agriculteur et d’éleveur. En ce moment, par exemple, on met les vaches à l’herbe après plusieurs mois passés dans les bâtiments. Elles ont eu droit à leur première sortie de l’année le 1er mars : il faisait beau et les terres étaient suffisamment fortes pour ne pas être abîmées. Elles se sont dégourdi les pattes et ont mangé les dernières herbes de l’hiver, ce qui permet une meilleure repousse par la suite. Dès que les températures seront douces de façon durable, les vaches passeront toutes leurs journées dehors, à pâturer, jusqu’à l’automne prochain.

Comment les nourrissez-vous ?
En hiver, elles ont une ration quotidienne constituée d’un mélange de maïs, de paille, de minéraux, d’ensilage d’herbes et de compléments pour augmenter la lactation, ce sont de vraies sportives. Le maïs et l’herbe viennent de notre exploitation : nous avons 60 hectares d’herbe, dont 10 hectares de prairies naturelles. Les conditions météorologiques, très pluvieuses, sont idéales pour ce type de culture. En été, cette ration diminue et les vaches pâturent à l’extérieur. On fauche ce qu’elles ne mangent pas pour faire de l’enrubannage, c’est-à-dire des sortes de boules d’herbe que l’on donne aux bœufs et aux veaux. Certaines parcelles sont également bloquées pour faire de l’ensilage d’herbe, réservé aux vaches laitières.

Comment intégrez-vous la dimension environnementale à votre travail ?
Nous travaillons au rythme de la nature et essayons de réduire au maximum les produits phytosanitaires : ils coûtent très cher et ce n’est absolument pas dans notre intérêt d’en mettre beaucoup. De la même manière, nous gardons le bois des haies de l’exploitation et l’utilisons pour une chaudière spéciale achetée l’année dernière. Celle-ci nous permet de chauffer l’eau de la salle de traite et l’ensemble de la maison d’habitation. Nous trions bien sûr les déchets, par exemple les bidons des produits phytosanitaires. Bref, notre implication dans cette question est quotidienne et intrinsèque au travail : nous vivons de la terre et notre intérêt premier, c’est de la préserver !

> À lire également : l’interview de Gérard Guyot, avec une vidéo sur le métier de pareur.