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La filière laitière

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Economie et société
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Quand les briques de lait se transforment en mobilier urbain

C’est le concept « Made in France » développé par l’entreprise Signal Concept.

Banc

De nombreux emballages de produits laitiers sont recyclables et recyclés, comme l’attestent certains logos à connaître. Les emballages utilisés dans l’élevage laitier font eux aussi l’objet de démarches ciblées de recyclage. Mais saviez-vous que les briques d’emballage du lait et de certaines crèmes fraîches peuvent être recyclées… sous forme de bancs, tables de pique-nique ou autres éléments de mobilier urbain ? Isabelle Mercier, responsable commerciale de Signal Concept, entreprise à l’origine de cette idée, raconte l’histoire de ce projet innovant.

De la signalisation au mobilier urbain

Tout a commencé quand Signal Concept, une société de fabrication de signalisation routière située à Notre-Dame-d’Oé, en Indre-et-Loire, a cherché à diversifier ses débouchés. « Jusqu’ici, nous commercialisions un peu de mobilier urbain, mais nous n’en fabriquions pas, raconte Isabelle Mercier. Quand Jean-Christophe Aracil, le PDG de Signal Concept, a découvert le matériau innovant produit par Traidib, une entreprise de recyclage installée dans le Cher, il a décidé de se lancer directement dans la fabrication » Pari gagné ! Les collectivités locales, qui constituaient déjà la principale clientèle de Signal Concept, ont rapidement soutenu le projet avec une subvention et des commandes de mobilier. Le marché, désormais exponentiel, commence à intéresser des grandes entreprises privées.

Le PolyAl, un matériau recyclé et résistant  

Table-de-pique-niqueAppelé PolyAl, le matériau est issu du recyclage des briques qui conditionnent le lait, les crèmes fraîches, les jus de fruits ou encore les soupes. Tetra Pak, leader mondial du secteur, est d’ailleurs partenaire du projet. Les briques alimentaires sont en effet constituées à 73 % de carton, qui est recyclé directement par les entreprises de fabrication de carton, mais elles contiennent aussi du polyéthylène (23 %) et de l’aluminium (4 %), deux éléments qui sont transformés en PolyAl. Utilisé depuis une vingtaine d’années par les vignerons pour en faire des piquets de vigne, ce matériau dense, résistant, imputrescible et non toxique a largement fait ses preuves.

Des débouchés multiples

Bancs, tables de pique-nique, pots de fleurs, poubelles, pots de fleurs, potelets, boîtes à livres publiques, table de ping-pong… : Signal Concept a imaginé plusieurs objets de mobilier urbain à base de PolyAl. Les inventions se multiplient au gré des besoins et des demandes. Pour les collectivités, les avantages du PolyAl sont nombreux. Il s’agit d’abord d’un mobilier qui nécessite peu ou pas d’entretien, donc moins de frais. De plus, d’un point de vue sociétal, le concept s’inscrit dans une économie circulaire, puisque les objets sont recyclés et recyclables à l’infini. « Dans le cadre des campagnes de recyclage organisées par les écoles, c’est même éducatif, poursuit Isabelle Mercier. Quand on dit aux enfants que le banc de leur cour d’école est issu des briques alimentaires qu’ils ont apportées, ils sont ravis ! »

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5 chiffres à découvrir concernant les produits laitiers

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Quand L’Économie laitière apporte un éclairage insolite sur la filière française et les produits laitiers dans le monde.

L’édition 2015 de L’économie laitière en chiffres vient de paraître. Édité chaque année au printemps, ce document présente une très large palette de données annuelles sur les produits laitiers en France, en Europe et dans le monde. Perfectionnez votre culture laitière avec 5 chiffres-clés.

19,4
C’est la part, en pourcentage, des producteurs français de lait de vache situés en Bretagne : véritable terre de lait, cette région concentre presque un cinquième des producteurs français. Juste derrière, avec 13,5%, arrivent les Pays de la Loire, riches en traditions fromagères.

54,8
C’est l’effectif moyen de vaches laitières dans les fermes françaises. On est très loin du fantasme des exploitations laitières industrielles concentrant des milliers d’animaux ! Dans ces exploitations à taille humaine, souvent familiales, la taille modeste des troupeaux permet aux éleveurs de connaître chacune de leurs vaches et d’assurer jour après jour leur bien-être.

112 242
C’est la quantité de beurre, en tonnes, fabriquée en Basse-Normandie, ce qui fait de cette région, et de loin, la première région productrice de beurre en France. La Bretagne lui emboîte le pas (89 440 tonnes), puis c’est le tour des Pays de la Loire (53 064 tonnes). La Normandie reste ainsi le « pays gras et savoureux en toute chose » que décrivait Froissart au XIVe siècle. Elle est aussi le fief d’un beurre français particulièrement célèbre et prestigieux, le beurre d’Isigny AOP.

25,9
C’est la quantité de fromage, en kilos par habitant, consommée par les Français. Les Européens l’apprécient particulièrement : Allemands (24,3 kg), Italiens ( 20,7 kg), Néerlandais (18,5 kg) et Tchèques (16 kg) devancent les Américains (15,4 kg).

17,3
C’est la quantité de lait, en kilos par habitant, consommée par… les Chinois ! Qui a dit que ces derniers ne connaissaient pas les produits laitiers ? C’est loin des 110 kg annuels des Australiens, mais étonnamment comparable aux 17,4 kg des Turcs. Depuis les années 1980, l’industrie laitière chinoise connaît en effet un essor exceptionnel. Aujourd’hui, la consommation de lait est encouragée par les pouvoirs publics et les jeunes générations s’y mettent de plus en plus, par exemple au petit-déjeuner.

Ferme laitière bas carbone
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La ferme laitière « bas carbone » lauréate du concours My positive impact

La ferme laitière « bas carbone » lauréate du concours My positive impact

Le projet de ferme laitière « bas carbone » est arrivé en 4ème position du concours My positive impact organisé par la Fondation Nicolas Hulot. Une preuve de l’engagement de la filière laitière en faveur du climat et de sa détermination à réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025.

Une filière laitière engagée

L’engagement de la filière est même triplement primé, puisque Cogen’air (2ème), proposant une solution pour le séchage des fourrages, et Bleu Blanc Cœur (3ème), pour la réduction des émissions de méthane par les graines de lin, font également partis des lauréats. En cette année du COP 21, l’élevage français montre qu’il contribue à l’effort collectif et qu’il propose des solutions concrètes pour lutter contre le dérèglement climatique.

Le Cniel lauréat du concours My positive impactUne campagne de communication pour les lauréats

A l’initiative de la Fondation Nicolas Hulot, le concours My positive impact proposait 50 solutions pour lutter contre les dérèglements climatiques. Soumis en deuxième session au vote du public, du 25 mai au 5 juillet, 5 solutions concrètes ont été couronnées de succès dont 3 en faveur de l’élevage des ruminants.La Fondation Nicolas Hulot offre un plan de communication aux 5 solutions élues par le public, d’une valeur totale d’1,4 millions d’euros. Une belle opportunité pour rappeler que les éleveurs laitiers sont mobilisés et sont les acteurs des enjeux environnementaux de demain.

La ferme laitière « bas carbone », une solution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

Certes la production laitière est responsable de 6% des émissions de GES de la France, mais cela n’est pas une fatalité. La filière laitière et ses éleveurs mettent en place un plan bas carbone de la production laitière. 3900 éleveurs installés dans 6 grandes régions sont déjà impliqués dans le programme «Life Carbone Dairy ».

Si demain, cette initiative touche les 60 000 éleveurs laitiers de France, cette action permettra d’économiser 40 tonnes de carbone en moyenne sur 10 ans par élevage, soit 2 millions de tonnes de CO2 (réduction de l’empreinte carbone de l’élevage laitier de 20 %). Ainsi, en 2025 grâce aux efforts des éleveurs laitiers, seulement 800g de CO2 pourrait être émis par litre de lait produit.

Engagée depuis de nombreuses années dans les trois axes du développement durable (environnement, économie et société), l’élevage laitier rend de nombreux services au territoire. Il entretient les paysages, contribue à la bonne santé des sols, préserve la biodiversité, crée de la richesse et maintient une activité économique en zones rurales.