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La filière laitière

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Elevage et territoire
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Profession, éleveur : Gérard Guyot

Le bien-être animal avant tout !

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Pour cet éleveur installé dans le Jura, rien de tel que des bêtes heureuses et en bonne santé pour produire un lait de qualité et en quantité. Rencontre au pays du comté.

En quoi consiste votre métier d’éleveur ?
Gérard Guyot : Avec mon épouse, j’élève une trentaine de vaches de race montbéliarde dans le département du Doubs. Leur lait est destiné à la fabrication de comté AOP. C’est de ce fromage que je tire l’essentiel de mes revenus : avec une vingtaine d’autres éleveurs, je fais partie d’une fruitière à comté, c’est-à-dire une fromagerie organisée en coopérative. C’est elle qui récupère le lait et le transforme. En période de pointe, les fromagers produisent jusqu’à cinquante meules par jour ! Une fois fabriqué, le comté reste un mois ici, puis il part chez un affineur pendant cinq mois. Il est ensuite classé en fonction de sa qualité, ce qui détermine le prix auquel l’affineur va nous acheter chaque meule. Je tire des revenus complémentaires de la vente de génisses à l’étranger.

Concrètement, comment se déroulent vos journées ?
G.G. : Le matin, dès le lever, nous donnons à manger aux bêtes et nettoyons les étables. Nous procédons alors à la première traite, vers 7 heures. Nous nourrissons ensuite les veaux, récurons la machine à traire et organisons nos activités en fonction de la saison. À partir de mi-mai, par exemple, la fenaison commence : nous fauchons l’herbe au sein de nos 76 hectares de prairies naturelles, nous la faisons sécher et nous réunissons le foin ainsi obtenu en gros rouleaux. C’est une nourriture saine et naturelle pour l’hiver, quand les troupeaux ne peuvent plus pâturer et qu’ils sont à l’étable. L’entretien de l’exploitation couvre également une grosse partie de nos journées. Vers 18 heures, nous procédons à la deuxième traite de la journée. Nous nettoyons de nouveau puis nous préparons la paille afin d’assurer aux bêtes un lit confortable pour la nuit.

En somme, vous bordez vos vaches !
G.G. : Bien sûr. Pour les éleveurs, le bien-être des bêtes est essentiel : nous vivons avec elles sept jours sur sept et tous nos veaux ont un nom. J’adhère d’ailleurs à la Charte des bonnes pratiques d’élevage qui, depuis sa création en 1999, aide les éleveurs à produire un lait d’une qualité irréprochable tout en préservant le bien-être animal. J’ai également suivi une formation d’éleveur-infirmier auprès d’un vétérinaire pour apprendre à mieux observer les animaux. Si une vache est isolée dans le troupeau, c’est qu’elle a un souci. Nous essayons de faire de la prévention avec de l’homéopathie et de la phytothérapie, mais, si elle tombe malade malgré tout, nous appelons bien sûr le vétérinaire. Autre intervenant qui nous rend visite régulièrement : le pareur, qui taille les ongles des vaches pour leur éviter des souffrances inutiles.

Vous donnez l’impression qu’il s’agit surtout d’anticiper les problèmes.
G.G. : C’est tout à fait ça. De toute façon, si la vache est stressée, malade ou mal nourrie, l’éleveur est perdant : la qualité du lait est moins bonne car les protéines et les matières grasses qui permettent de fabriquer le comté diminuent. Or, le cahier des charges de l’AOP comté est très strict. Dans le même ordre d’idées, nous respectons au maximum les traditions des anciens, en travaillant par exemple avec un calendrier lunaire basé sur les phases de la lune (nouvelle lune, premier croissant, pleine lune, etc.). En effet, celle-ci a une influence évidente sur les marées, alors pourquoi pas sur les cultures et les animaux ? Ainsi, nous avons remarqué que certains jours, selon la position de la lune, les bêtes sont plus énervées que d’autres. Pour les déplacer ou les sortir, nous choisissons de préférence les jours calmes ! Notre objectif est d’être en phase avec la nature : c’est mieux pour les vaches et c’est mieux pour les éleveurs.

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