Alimentation des enfants et adolescents

Nourrir les petits enfants : entre plaisir et casse-tête

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Publié le 03.03.2021 , mis à jour le 04.03.2021

Ils sont papys ou mamies et apprécient leur rôle de grands-parents : S’occuper de leurs petits-enfants sans avoir à assumer le rôle des parents. La question de l’alimentation se pose forcément quand vient le moment de préparer les repas. Être plus permissif qu’à la maison ou au contraire plus strict et imposer de nouvelles règles ? Comment tirer le meilleur de cette relation et que chacun y trouve son compte ? A l’occasion de la fête des grands-mères, quelques grands parents apportent leur témoignage et racontent leur expérience.

L’éloge de la simplicité

Anne-Lise, grand-mère de Fantin, Eloi et Léa

 

« J’ai eu mes filles jumelles à une époque où il semblait normal que toute l’organisation du quotidien repose sur les épaules des femmes. »

Quand mes filles sont devenues maman, j’ai été admirative de l’implication de mes gendres avec leurs bébés. Je trouve même que ces couples ont font trop, côté cuisine et alimentation. Ils veulent être parfaits ! Pas question pour eux de faire de la purée en flocons servie avec du jambon au retour du judo et du solfège. Les 5 fruits et légumes par jour, c’est leur refrain préféré ! Et ils s’y tiennent. Moi quand je suis en WE avec mes petits-enfants, et encore plus l’été, en vacances, quand je suis seule avec eux, je mets un point d’honneur à leur démontrer que si manger est vital et un plaisir, pas question de passer 3 heures par jour à cuisiner. A nous sandwichs, croque-monsieur, hot-dogs maison et légumes à la croque-au-sel. Et tant pis si c’est du pain de mie et pas du pain complet. Quand ils seront plus grands et qu’ils pourront aller seuls à la boulangerie ou au marché, on verra ! Je préfère privilégier d’autres activités avec eux que la logistique déjà prenante. C’est ce qu’ils retiendront de moi, les parties de ballon ou de cartes, les balades en vélo… tandis que pour moi, les souvenirs de ma grand-mère, c’est son tablier, sa cuisine, et mon grand-père ?  Des heures passées à table sans avoir le droit de parler ni de quitter la table.

 

L’éducation avant tout

Catherine et Louis, grands-parents de Simon, Lou, Gaspard, Eléonore et Lucie

 

« On essaye de leur transmettre de bonnes habitudes, tant pour se tenir à table que pour manger de tout.»

Nos 3 enfants ont des activités professionnelles prenantes, nos aînés ont repris la ferme familiale et la dernière a crée son entreprise. Comme nous habitons tous à proximité des uns et des autres, notre maison est le point de repère. Nous avons 4 petits-enfants de 3 à 10 ans. Les uns sont là tous les jours de semaine, les autres viennent le mercredi ou quand ils sont malades, qu’il n’y a pas école… Finalement nous avons un rôle éducatif et une responsabilité vis-à-vis de leurs parents. Nous ne pouvons pas nous permettre de les rendre à leurs parents les devoirs bâclés. Les enfants ont besoin de cadre et de constance. Pour les repas, c’est donc pareil. On essaye de leur transmettre de bonnes habitudes, tant pour se tenir à table que pour manger de tout. Seulement on se rend compte que nous sommes moins stricts qu’avec nos enfants. Par exemple, dans le frigo, il y a les yaourts préférés de chacun, alors que moi, à mon époque, mes enfants n’avaient pas le choix. C’était nous qui décidions ! Ce qui nous amuse, c’est de voir les caprices qu’ils font à table avec leurs parents, alors qu’avec nous, ils mangent de tout.

 

Des préférences et des habitudes à gérer

Françoise et Bernard, grands-parents de Joséphine, Théo, Margot, Arthur, Emma et Clément

 

« Nous avons 3 fils, et donc 3 belles-filles. Chacune a sa vision des choses et nous nous efforçons de respecter leurs styles éducatifs.»

Pour les premiers nés, chaque couple avait ses exigences en matière d’alimentation. Entre celle qui a allaité 1 an, celle qui mesurait chaque légume et pomme de terre pour les premières purées et celle qui préfère les petits-pots. Au début, nous nous demandions comment nous ferions quand nous aurions nos petits-enfants à la maison… Les premières fois, nous appréhendions de les garder car chaque bébé nous était confié comme avec un « mode d’emploi » truffé de consignes. Bien sûr, c’est pratique pour savoir la quantité de lait à mettre dans le biberon mais quand même nous avons élevé 3 enfants! Mais j’ai à faire face aux habitudes et préférences des uns et des autres de mes petits-enfants : l’un n’aime que les compotes industrielles et pas les fruits frais, l’autre que les steaks hachés … Vous n’imaginez pas la complexité au quotidien. On croise les doigts pour qu’à l’adolescence, aucun d’entre eux ne deviennent végétarien, ou pire végétalien. Que ce soit difficile de manger du lapin ou des abats, ok.  Mais pour nous, manger des légumes secs et des graines, c’est picorer, pas manger.

Du frais, fait maison, et en quantité.

Samia et Nabil, grands-parents de Dounia

 

« Dans notre culture et pour notre génération, bien manger c’est avoir assez à manger dans nos assiettes.»

Pour nos enfants et leurs conjoints, la peur, c’est pas le trop peu, c’est le trop. Comme si nous étions tous diabétiques ou obèses depuis des générations. Nous savons que notre belle-fille rechigne à nous laisser Dounia trop longtemps en vacances car elle craint que je lui donne trop à manger. Depuis sa naissance, elle se méfie ! Pourtant je cuisine, et avec de bons aliments frais. Et moi, je ne donnais pas de biscuits industriels à nos enfants au goûter que du pain-beurre-chocolat ou pain-fromage. Je sais qu’elle pèse notre petite-fille qui a 8 ans quand elle revient de chez nous l’été. Je ne comprends pas… Dounia est en période de croissance et quand elle joue au trampoline ou au ballon dans le jardin avec les petits-enfants de ma sœur, c’est normal qu’elle ait faim et qu’elle mange. Bon, cela dit, ma belle-fille adore mes plats et je lui ai appris comment faire mon tajine avec les citrons confits maison. Comme ça, elle donnera plus tard cette recette de son arrière-grand-mère à ma petite-fille !

 

Prendre le temps de cuisiner et ne pas gâcher

Corinne et Serge, grands-parents de Paul, Bonnie, Jules, Isaac et Adrien

 

« Ce qui est génial en tant que grands-parents, c’est qu’on peut prendre tout notre temps. Nous sommes très fiers d’avoir appris à chacun de nos petits-enfants à cuisiner et pas que de la pâtisserie !»

Ils savent se servir d’un couteau tranchant et faire des nuggets maison ! Nous avons 5 petits enfants que nous accueillons aux WE ou aux petites vacances, et avec certains de nos gendres, je dois être hyper vigilante aux dates de péremption. Ils ne supportent pas l’idée que leurs enfants puissent manger des aliments aux dates dépassées. D’ailleurs, à la fin des WE ou des vacances, on se fait souvent avoir car on oublie parfois de leur donner les aliments qu’on achetés avec ou pour eux. Et pour ne pas gâcher, on se retrouve à les manger.

 

Surtout faire plaisir à ses petits enfants

Xavier, grand-père de Louis et Victoire

 

« Ma femme était assistante maternelle et notre fille unique trouve que je suis laxiste avec mes petits-enfants.»

Travaillant à la maison, ma femme imposait les mêmes règles à tous, la semaine et le WE. A présent, à la retraite, j’ai plus de temps et j’ai envie de profiter plus de mes petits-enfants que ce que j’ai pu faire avec notre fille. Pendant les vacances, je les laisse volontiers tranquille. Ainsi quand mes petits-enfants se lèvent tôt et que les parents dorment encore, pour nous permettre de tout gérer (le marché ou la préparation des repas de fêtes par exemple) sans réveiller leurs parents qui récupèrent, je n’ai aucun scrupule à leur faire un plateau repas – tartines beurre-confiture maison, bol de chocolat au lait, orange pressée – et à les laisser manger devant des dessins animés. Les parents trouvent que j’exagère, mais les enfants savent faire la différence entre le quotidien et les délices de chez leurs grand-parents. C’est pareil pour les bonbons, ils y ont droit avec moi. L’essentiel, c’est qu’ils n’en mangent pas non stop entre les repas et qu’ils se brossent bien les dents, non ?

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