Troubles digestifs des sportifs, comment se réconcilier avec son estomac ?

Publié le 06.08.2021 , mis à jour le 27.10.2022

Qui n’a pas en tête les images fortes de sportifs en perdition, tourmentés par des maux de ventre, ralentis par des problèmes gastriques voire stoppés dans leur effort par la souffrance intestinale.  Certains facteurs sont hors du contrôle du sportif mais d’autres peuvent-ils être soulagés par la diététique ?

Douleurs digestives,

Des causes multiples et complexes, mais certains facteurs sont identifiables.

 

Pour commencer, crampes d’estomac, « boule au ventre »,  spasmes intestinaux sont des symptômes bien connus par les sportifs le jour de la compétition. L’hyperactivité du système nerveux sympathique, sous l’effet du stress, accélère les contractions intestinales qui stimulent le déplacement des selles vers le rectum, d’où la fréquente envie d’aller aux toilettes.

 

Puis, notre tube digestif n’aime pas être balloté. Les ondes de choc causées par la répétition des appuis au sol déclenchent des vibrations sur les viscères, l’estomac et les intestins s’entrechoquent des milliers de fois. La mécanique digestive est fragilisée avec pour conséquence une augmentation de la vitesse du transit intestinal et des urgences fécales. Ces évènements sont plus fréquents dans les activités telle la course à pied ou la marche athlétique longue distance. Selon les études, la typologie du parcours, les conditions climatiques,… 30 à 65% des coureurs de fond souffrent de problèmes intestinaux liés à l’exercice physique.

 

Enfin, un dernier facteur, sans doute le plus important est d’origine circulatoire. Quand on pratique une activité sportive intense, le flux sanguin s’oriente en priorité vers les muscles actifs. C’est pratique pour courir mais le territoire splanchnique* se voit dépossédé d’une partie de son oxygène. En temps normal, 25 % du débit cardiaque (quantité de sang éjecté par le cœur en litre par minute) est orienté vers le système digestif; à l’effort, ce débit peut chuter à 3 %, et être à l’origine de dysfonctions intestinales. Les problèmes restent souvent bénins, mais la réduction de la vascularisation intestinale largement aggravée par la déshydratation, est parfois responsable de complications graves redoutées par les sportif.

 

Ces troubles peuvent contraindre le pratiquant, après quelques heures d’effort, à ralentir ou à abandonner, bouleversé par tous les désagréments psychologiques associés.

Prévention alimentaire

Il n’existe pas de mesures préventives standardisées mais des choix alimentaires et hydriques appropriés, avant et pendant l’effort, ont toute leur importance pour minimiser les désordres intestinaux incommodants.

 

48 heures avant le départ d’une compétition ou d’un entrainement long et intensif, le choix d’un régime « pauvre en fibres » permet de mettre au repos le système digestif avant le jour J: moins d’aliments fermentescibles et irritants et moins de graisses à digérer. Pour exemple, au goûter, compote et yaourt peuvent être proposés en remplacement d’un fruit cru et verre de lait. Le dernier repas précompétitif doit être terminé au moins 3 heures avant le début de l’échauffement.

 

Pendant la pratique sportive, le système digestif fonctionne au ralenti. Il faut le ménager en évitant l’utilisation de boissons d’effort hypertoniques trop riches en sucres. La meilleure prévention est l’ingestion fractionnée (environ 100-150 ml toutes les 20 minutes) de boissons dont la concentration en sucres n’excède pas 9%. Lors d’efforts longs, l’ajout d’1 gramme de sel fin par litre remplace les électrolytes perdus au fil des kilomètres. 

La consommation d’aliments solides comme des barres de céréales, des tranches de pain d’épices ou de simples morceaux de pains est avant tout conditionnée par le type de parcours,  les sensations et les sensibilités digestives personnelles. La notion d’individualité diététique est essentielle d’où l’importance de tester ses ravitaillements avant le jour J!

 

Ces manifestations digestives douloureuses engendrent une automédication aveugle non négligeable par de nombreux sportifs. En cas de persistance des symptômes, il est indispensable de pas négliger le diagnostic médical!

3 recettes simples et saines pour performer toute une journée

Lire l'article

Comment adapter son alimentation végétalienne quand on est sportif ?

Lire l'article

S’hydrater de façon optimale toute l’année !

Lire l'article

Partager cet article

Mots clés

Les alertes

Abonnez-vous aux notifications pour etre alerte des qu’un article est publie sur notre site