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La filière laitière

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Elevage et territoire
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Profession éleveur : la ferme pédagogique du Bessy

Une exploitation où les enfants apprennent à traire les vaches !

Ferme pédagogique du Bessy

Dans la commune de la Cordelle, au cœur de la Loire, Valérie et Christian Laleuf accueillent régulièrement des groupes d’enfants pour une découverte active du monde agricole et de l’élevage. Un succès !

Qu’est-ce qu’une ferme pédagogique ?
Valérie Laleuf : C’est une ferme qui accueille régulièrement, dans un cadre scolaire ou extra-scolaire, des enfants ou d’autres publics dans un but pédagogique. Ici, avec cinquante vaches laitières de la race Prim’holstein et quarante génisses, nous sommes avant tout producteurs de lait et agriculteurs, puisque l’exploitation s’étend sur 97 hectares dont plus de la moitié en herbe, le reste en maïs et céréales. Toutefois, tous les autres animaux de la ferme sont présents : porcs, chèvres et moutons, lapins, volailles (oies, canards, pintades, dindes) et ânes. Ils sont, avec les vaches bien sûr, les principaux acteurs des animations de la ferme pédagogique.

Pourquoi avez-vous créé cette structure ?
V.L. : Quand je suis venue m’installer ici avec mon mari, après quinze ans de travail salarié, nous avons cherché un complément de revenus. Or, si les générations précédentes ont toutes connu la ferme, ce n’est plus le cas des enfants aujourd’hui. Nous avons donc décidé de créer une ferme pédagogique pour rétablir le lien à la terre, réduire le fossé entre villes et campagnes et transmettre aux enfants la place de l’agriculture dans le développement du territoire. La ferme a ouvert ses portes en 2005. Elle est agréée par le réseau « Bienvenue à la ferme », géré par les chambres d’agriculture, et bénéficie d’une convention avec le ministère de l’Éducation Nationale. Nous recevons en moyenne 5000 enfants par an, mais aussi des touristes, des retraités et des handicapés.

En quoi consistent les animations ?
V.L. : Mon mari et moi accueillons nous-mêmes les visiteurs, qui viennent passer une demi ou une journée à la ferme. Les activités sont variables en fonction des groupes et de l’âge des enfants. Pour les tout-petits gardés en crèche et les maternelles, il s’agit surtout de découverte des animaux : ils les touchent, découvrent les bruits de la ferme, sentent les odeurs de l’élevage. Plus les enfants grandissent, plus on peut travailler sur le vocabulaire lié à l’élevage et aux familles d’animaux. Enfin, avec les plus grands qui sont en classe de sixième, on peut aborder la gestion des déchets à ferme, les micro-organismes avec la fabrication du fromage, la lecture des paysages

Quelle est l’activité préférée des enfants ?
V.L. : Ils sont toujours très heureux d’avoir un rôle actif auprès les animaux : ils brossent les ânes, caressent les lapins, donnent le biberon aux agneaux et aux chevreaux, nourrissent les vaches… Mais ce qui les émerveille par-dessus tout, c’est la traite ! Nous avons en effet une vache, Victoire, qui est exclusivement dédiée à la ferme pédagogique. Ce sont les enfants qui se chargent eux-mêmes de la traite. Car s’ils sont uniquement spectateurs, ils ne peuvent pas vraiment comprendre le lien entre le lait de la vache et le lait qu’ils boivent chez eux. Ils aiment également beaucoup les ateliers de fabrication de beurre, de fromage et de pain. Quand ils partent, ils ont des étoiles dans les yeux… et nous aussi !

FERME DU BESSY
Adresse : Le Bessy 42123 CORDELLE
Tel travail : 04 77 64 93 33

> Nos autres portraits d’éleveurs.

Crédit photos : Véronique Popinet, Cordelle. 

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L'exploitation de François Souarn, éleveur et agriculteur dans les Landes
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Profession éleveur : François Souarn

Profession éleveur : François Souarn

Dans les Landes, entre recherche d’autonomie et gestion de l’eau.

À Nassiet, dans les Landes, François Souarn et ses associés se sont fixé pour objectif de développer leur autonomie pour l’alimentation des vaches.

En quoi consiste votre métier ?
François Souarn : Je suis agriculteur-éleveur laitier, installé depuis 1987 sur une exploitation familiale. En 1995, je me suis associé avec un autre agriculteur, Philippe Cambon, et nous avons créé le GAEC* du Bourgadot. Fabrice Daverat nous a rejoints en 2006. Aujourd’hui, nous avons environ 130 hectares d’exploitation. Notre troupeau de Prim’Holstein est constitué d’une centaine de vaches laitières et d’une cinquantaine de génisses. On élève aussi des canards destinés à être gavés pour le foie gras, sud-ouest oblige ! L’une des particularités de notre zone, c’est que les terres sont d’une qualité moyenne et l’eau irrégulière, ce qui demande plus de travail et une adaptation permanente aux conditions extérieures.

Pourquoi être agriculteur en plus d’éleveur ?
Pour la ration alimentaire ! Celle-ci est en grande partie produite sur l’exploitation. Nos bêtes mangent du foin ainsi que de l’ensilage de maïs, d’herbe et de sorgho. Ce dernier est moins gourmand en eau et en engrais que le maïs, tout en présentant un rendement supérieur. On ajoute à cela une petite complémentation pour les protéines : on favorise les drèches, qui sont des résidus de maïs issus d’une usine de fabrication de bioéthanol située près de l’exploitation, ainsi que les cultures produites sur place : colza, légumineuses… Au total, 85 à 90 % de l’alimentation du troupeau proviennent de notre exploitation ! Cette autonomie est indispensable pour réduire les coûts. Elle permet aussi de contrôler ce que l’on donne à manger à nos bêtes et, d’ailleurs, on surveille de très près l’utilisation de produits phytosanitaires : on est systématiquement au-dessous de la dose homologuée. Ce n’est pas un hasard si le GAEC a été admis comme membre du réseau FARRE (Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement). Dans le même ordre d’idées, on cultive du blé et du triticale, une céréale qui allie les qualités des deux parents dont elle est issue : productivité du blé et rusticité du seigle. Cela nous permet d’être autonomes en paille et de diversifier l’alimentation des génisses.

Vous souhaitez mettre en place une réserve d’eau sur votre exploitation. De quoi s’agit-il ?
Nous sommes dans une zone relativement sèche et nous avons pour projet de créer un lac artificiel d’une surface de 2 hectares et d’une capacité de 80 000 mètres cubes. La sécheresse est de plus en plus fréquente et, l’idée, c’est de pouvoir irriguer le maïs sans difficulté. Il faut creuser un trou, construire des digues… Bref, ce n’est pas simple et on doit obtenir des autorisations. Au final, cela nous permettra de stocker l’eau de pluie en hiver pour arroser en été. C’est notre plus grand pari aujourd’hui. J’espère sincèrement qu’on y arrivera, d’autant plus que mon fils de 21 ans souhaite reprendre l’exploitation. Le travail est difficile, 365 jours sur 365, mais il est aussi passionnant. Quand nous accueillons des groupes d’enfants lors des journées « Fermes ouvertes », ils s’essaient avec bonheur à la traite des vaches, s’émerveillent devant les veaux… L’élevage laitier, c’est quelque chose de particulier : on travaille avec du vivant et on aime nos vaches. C’est une véritable vocation, j’allais dire un sacerdoce !

> Nos autres portraits d’éleveurs.

* Le Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC) est une société civile agricole de personnes permettant à des agriculteurs associés la réalisation d’un travail en commun dans des conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familial.

La campagne de communication sur les fromages français en Russie
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Les fromages français s’exportent en Russie !

Les fromages français s’exportent en Russie !

Une campagne de communication pour faire connaître la diversité des fromages français.

En Russie, où l’appétit des consommateurs pour les produits laitiers ne cesse de grandir, les importations sont de plus en plus importantes. L’enjeu pour la France : faire connaître la diversité de ses fromages et mettre en relief les diverses façons de les consommer.

Un contexte favorable

Avec 143 000 000 d’habitants en 2011, une superficie qui équivaut à 31 fois celle de la France et une croissance économique soutenue, la Russie représente pour les fromages français un marché à fort potentiel. Or, les Russes aiment le fromage, qu’ils consomment surtout au petit-déjeuner, au moment du dîner en guise d’entrée ou en produit de grignotage entre les repas. De plus, les fromages français bénéficient, comme l’a montré une enquête menée par le CNIEL, d’une image très positive auprès des consommateurs qui les associent au raffinement et au luxe à la française. Leur texture, considérée comme particulièrement crémeuse et douce, fait de plus en plus d’émules !

Une position à améliorer

Toutefois, ces fromages, dont les plus connus sont le roquefort, le camembert, le brie et le fromage de chèvre, ne sont pas partie de la consommation quotidienne. Ils sont plutôt réservés aux occasions spéciales et aux invitations, contrairement aux fromages fondus et aux pâtes pressées cuites d’entrée de gamme d’autres origines (Pays-Bas, Allemagne, Lituanie, Finlande…). Leur prix élevé reste en effet un frein à leur consommation, tout comme la difficulté pour les Russes à les associer à d’autres aliments de leur cuisine. Ainsi, hors Biélorussie, la France se classe septième en tant que fournisseur du marché russe des fromages, aussi bien en volume qu’en valeur.

Une campagne ciblée

Une campagne de communication a donc été récemment lancée en Russie. Les cibles : les catégories socioprofessionnelles aisées, urbaines et féminines, sensibles à l’image haut de gamme des fromages français et en capacité financière de les acheter. La campagne concerne non seulement les pâtes pressées cuites, comme le célèbre comté, mais aussi les autres produits emblématiques de la diversité fromagère française : pâtes molles, bleus, fromages frais, pâtes pressées non cuites. Contrairement à d’autres pays concurrents beaucoup plus spécialisés, la France exporte en effet une grande variété de fromages. À travers une campagne de presse, plusieurs émissions télévisées, un site web et des démonstrations culinaires dans une chaîne d’épiceries de luxe, il s’agit pour la France de faire connaître toute l’étendue de sa culture fromagère et de montrer aux consommateurs russes comment s’approprier ces produits en les intégrant dans la cuisine quotidienne. Un délicieux défi !