Alimentation et Santé

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Alimentation et santé
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Que contient une part de fromage à pâte persillée ?

Bleu-d'Auvergne

Bleu d’Auvergne, de Gex, des Causses ou du Vercors-Sassenage, fourme d’Ambert ou de Montbrison, roquefort, Saint-Agur… : tous ces fromages sont dits « bleus » car leur pâte claire est veinée de marbrures bleuâtres. Fabriqués à partir de lait de vache, parfois de brebis ou plus rarement de chèvre, les bleus suivent en effet le même parcours de fabrication que les autres fromages, à une différence près : ils sont ensemencés avec du Penicillium roqueforti ou du Penicillium glaucum, un champignon microscopique à l’origine des précieuses moisissures. Pendant l’affinage, ils sont piqués avec de grandes aiguilles pour permettre aux marbrures de se développer uniformément. Plaisir et santé au programme !

Les bienfaits des bleus

Comme les autres produits laitiers, les fromages bleus constituent une excellente source de nutriments, notamment le calcium : un morceau de 40 g apporte autant de calcium qu’un bol de lait ! Autre caractéristique particulièrement intéressante des fromages à pâte persillée : ils sont riches en vitamine B9 (dite aussi acide folique), qui joue un rôle clé dans le renouvellement des cellules comme les globules blancs et rouges. Pendant la grossesse, une carence de cette vitamine entraîne un risque de malformation fœtale. C’est pourquoi les femmes enceintes ont tout intérêt à consommer des fromages bleus parmi les autres aliments riches en vitamine B9. Ces fromages à pâte persillée ont donc toute leur place dans l’équilibre alimentaire, au même titre que les autres fromages, que l’on soit enfant ou adulte.

Zoom sur le bleu d’Auvergne

Propriétés nutritionnelles du bleu d'Auvergne

AOC depuis 1975 et AOP depuis 1996, le plus célèbre des fromages à pâte persillée du Massif central contient de nombreux minéraux. Très parfumé, avec des arômes persistants de bleu, de ferme, d’humidité et de champignon, ce fromage fabriqué avec du lait de vache présente une texture fragile, friable et cassante, mais également fondante et beurrée. Pour profiter de ses bienfaits, il se déguste tel quel avec un pain et une boisson choisis avec soin, ou encore niché dans des recettes : sauce à dipper, amuses-bouches, salades, feuilletés, terrines, tartes salées…

Pleins feux sur le roquefort

Propriétés nutritionnelles du roquefort

Premier fromage à avoir bénéficié d’une appellation d’origine en 1925, le roquefort est aussi l’un des fromages de brebis les plus réputés du monde. Il tire son nom du village de Roquefort-sur-Soulzon, dans l’Aveyron, où il est affiné pendant au moins trois mois dans les caves naturelles de la montagne du Cambalou. Puissant, élégant, fondant, il laisse en bouche des arômes à la fois robustes et complexes. Comme tous les bleus, il s’apprécie en en-cas, en fin de repas ou en cuisine (sauce, salade, soufflé..).

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La rentrée du bon pied !

La rentrée du bon pied !

Reprendre le rythme en douceur.

Les vacances d’été sont derrière nous. Qu’à cela ne tienne, nous sommes en forme pour débuter les différentes rentrées : la nôtre, ainsi que celle des enfants. Le moment parfait pour (re)prendre de bonnes habitudes !

Reprendre le rythme
Pendant les vacances, le mode habituel de restauration a changé, avec un décalage des horaires, une consommation plus fréquente d’alcool,  des repas moins équilibrés, des grignotages, peut-être un peu de poids supplémentaire…
Pas d’affolement : tout n’a qu’un temps, et le retour à votre rythme habituel devrait suffire à remettre de l’ordre.

Réadapter son alimentation au rythme de travail
Pour avoir l’énergie nécessaire à nos longues journées, la meilleure résolution est de ne négliger aucun repas :

  • prendre un vrai petit-déjeuner  qui permet d’apporter les nutriments importants pour bien démarrer la journée, à savoir les glucides pour l’énergie (tartines beurrées), le lait pour le calcium et les protéines, et le fruit pour les vitamines. Pour varier les plaisirs et ne pas vous lasser, alternez yaourts, fromage blanc, verre de lait ou même fromage de temps à autre !
    Même si l’appétit n’est pas au rendez-vous dès la première heure de la journée de reprise, pas d’inquiétude, progressivement l’organisme va se réadapter. Et si vous n’avez pas l’habitude de consommer un petit-déjeuner,  ce sera votre bonne résolution de la rentrée !
  • Ne pas sauter le repas de midi, qui vous permettra de maintenir l’apport nutritionnel jusqu’au soir. Et même si vous n’avez que peu de temps, un déjeuner sur le pouce  peut être équilibré… et surtout savoureux !
  • Profiter du dîner pour se retrouver en famille et structurer les jours à venir.
    Déjeuner et dîner comporteront des aliments riches en protéines (viande, poisson, œuf, produits laitiers…) en glucides (féculents, pain…) en minéraux (fruits et légumes) en calcium (lait, fromages affinés, fromages frais, yaourts, desserts lactés…) en lipides (huiles variées, beurre).

L’équilibre, ça se travaille
Retrouver un rythme de travail mis en sommeil pendant les vacances requiert quelques aménagements. Outre une saine alimentation, on peut aussi… :

  • Se coucher un peu plus tôt, c’est éviter de perdre le bénéfice du sommeil acquis, histoire de ne pas perdre en quelques jours le bénéfice des vacances !
  • Se remettre au sport, pour prolonger la vie plus sportive de l’été… ou pour avoir désormais une saine habitude ! Dans ce cadre, il est prouvé que les produits laitiers aident à la récupération  : pensez-y !

Bonne rentrée à tous !

Produits laitiers et syndrome prémenstruel
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Et si les produits laitiers diminuaient les effets du syndrome prémenstruel ?

Et si les produits laitiers diminuaient les effets du syndrome prémenstruel ?

Un nouvel argument vient conforter les recommandations nationales de consommer 3 à 4 produits laitiers par jour : une diminution potentielle du risque de syndrome prémenstruel. Cet effet s’ajoute à la longue liste des bénéfices santé des produits laitiers !

Maux de tête et migraines, douleurs aux seins et au bas-ventre, rétention d’eau, irritabilité, anxiété voire dépression… : entre la puberté et la ménopause, la plupart des femmes souffrent, à l’arrivée de leurs règles, de symptômes variés mais toujours déplaisants. Ceux-ci caractérisent ce que l’on appelle le syndrome prémenstruel (ou SPM). Or, d’après des recherches récentes, les produits laitiers pourraient atténuer ces symptômes, grâce au calcium surtout, mais aussi à la vitamine D.

Des recherches prometteuses

À travers diverses études, des chercheurs ont essayé de connaître les effets de l’alimentation sur le syndrome prémenstruel. Leur objectif : déterminer si certains aliments, notamment les produits laitiers, peuvent jouer un rôle sur les symptômes associés à ce syndrome. Or, depuis le début des années 2000, plusieurs équipes médicales ont publié des observations sur un rôle potentiellement favorable des produits laitiers : les femmes qui consomment 3 produits laitiers par jour pourraient présenter moins de symptômes prémenstruels que les femmes qui n’en mangent pas du tout.

Calcium et vitamine D au menu

Plusieurs études ont en effet constaté une corrélation entre un taux de calcium dans le sang trop bas (hypocalcémie) et certains symptômes du syndrome prémenstruel comme la fatigue, l’anxiété, la dépression, les changements d’humeur et les crampes.

En revanche, un apport en calcium de 1200 mg par jour, qui correspond à la consommation de 3 à 4 produits laitiers quotidiens (lait, yaourt, fromage blanc, fromage…) associée à une alimentation équilibrée, diminuerait significativement la plupart de ces symptômes. Une étude évoque même une baisse de 30 % du risque de syndrome prémenstruel pour les femmes ayant un apport en calcium plus élevé.

Une autre étude montre que des apports alimentaires élevés de vitamine D seraient également bénéfiques, permettant au total de diminuer les symptômes d’environ 40 %. Cet aspect continue à être exploré, mais les résultats sont d’ores et déjà prometteurs. Aucune raison, donc, de se priver de produits laitiers pendant cette période sensible, bien au contraire : ceux-ci constituent une manière naturelle de prévenir les désagréments plus ou moins gênants du syndrome prémenstruel.