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La filière laitière

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La filière laitière

La filière du lait présente, pour chaque région du globe, ses propres caractéristiques d’élevage, de rendements, de modèle économique.

La France est une terre de fortes traditions laitières. L’industrie du lait y est puissante, moderne, et rivalise avec les secteurs de la chimie et de la sidérurgie. Le pays compte 5 groupes laitiers classés parmi les 25 premiers groupes laitiers mondiaux. Mais, aux côtés de ces structures de dimension internationale, on trouve également de nombreuses PME. L’Ouest s’affirme comme la première région laitière du pays.

Le vieux continent est l’une des grandes puissances mondiale du lait. L’UE à 28 est le premier producteur mondial de lait de vache devant les USA. Pour éviter la surproduction, le marché européen a obéi à des lois de quotas à partir du milieu des années 80 . Ce système a été supprimé par la Commission européenne en avril 2015.

Le reste du monde comprend notamment l’Asie et les continents américains, autres géants du lait. Ils sont marqués par de fortes disparités. L’histoire de la production de lait, les objectifs de production, les rendements et la taille des exploitations y sont très différents. L’Inde et la Chine se distinguent par le récent et exponentiel développement de leur économie laitière.

 

Le lait fait partie intégrante de notre civilisation. Sa collecte et sa transformation constituent, depuis plus de 10 000 ans, une activité rurale fondamentale qui a structuré notre société et nos paysages. Imaginez une campagne sans vaches, un repas sans fromages… Grâce à sa large palette de paysages, de climats et de cultures, la France a su se démarquer par la diversité de ses produits laitiers. Ce sont ainsi chaque année plus de 23 milliards de litres de lait que nous consommons sous forme de : fromages, desserts lactés, beurres, crèmes, laitages frais et lait en brique ou en bouteille.

Mais le lait c’est aussi :

Un métier, celui de l’élevage :

  • La France compte 63600 exploitations laitières en 2015.
  • Le cheptel laitier est composé de 3, 7 million de vaches

Une industrie :

  • la France est le deuxième producteur européen de lait après l’Allemagne,
  • 24,6 milliards de litres sont collectés et livrés à plus de 762 sites de transformation
  • 5 groupes laitiers français figurent parmi les 25 premiers groupes laitiers mondiaux
  • Le chiffre d’affaires de l’industrie laitière s’élève à 29,8 milliards d’euros.

Une filière respectueuse de son environnement et socialement responsable :

  • elle gère la problématique environnementale de façon globale en préservant le lien de l’élevage bovin au sol
  • elle étudie l’impact environnemental de la filière laitière à chaque étape du cycle de vie du produit laitier
  • créatrice de biodiversité, elle joue un rôle fondamental dans l’aménagement du territoire.

Alors élevage, parcours du lait, développement durable, retour sur ce qui fait le lait.

Troupeau et éleveurs au pré
L’élevage
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L’élevage

L’élevage laitier est une tradition française. C’est d’ailleurs l’élevage le plus répandu sur l’ensemble du territoire national : il est présent dans plus de 9 petites régions agricoles sur 10  ! Les fermes laitières sont certes plus nombreuses dans le « croissant laitier français » ou « fer à cheval laitier », c’est-à-dire les régions qui forment un arc de cercle allant du Grand Ouest à la région Rhône-Alpes en incluant la Lorraine, la Franche-comté, le Nord-Pas-de-Calais et l’Auvergne, mais cela n’empêche pas la présence d’exploitations en Provence ou dans les Pyrénées : pourvu qu’il y ait de l’eau et de l’herbe, ainsi que des hommes pour s’y consacrer, il est possible de produire du lait !

Or, la France est un grand pays, composé d’une mosaïque de territoires, avec à la clé une grande diversité de systèmes d’élevage : on n’élève pas ses animaux dans les mêmes conditions lorsque l’on vit en montagne avec des hivers rigoureux, en plaine avec des étés chauds ou en bordure de l’Atlantique avec un climat plus tempéré.

Du point de vue des races laitières, la variété est également de mise. Trois races laitières se partagent le territoire français  : Prim’Holstein (66 % du cheptel français), Montbéliarde (16 %) et Normande (9 %). Mais la France possède aussi une grande variété de races, dotées de patrimoines génétiques diversifiés. 15 d’entre elles, dites « à petit effectif » (moins de 5 000 femelles reproductrices sur le territoire national), font l’objet de programmes de conservation : Bretonne Pie Noire, Armoricaine, Lourdaise, Froment du Léon, Jersiaise, Rouge Flamande, Béarnaise… Les éleveurs les apprécient particulièrement pour leur capacité à s’adapter au terroir local. L’Auvergne, par exemple, est le berceau de races bovines très robustes, comme la Salers ou la Ferrandaise.

Enfin, au sein d’un même terroir, chaque ferme est marquée par des choix spécifiques . Mais au-delà de cette diversité, la France a su préserver un modèle qui lui est propre, alliant innovation et tradition. Ses secrets : des exploitations laitières à taille humaine et un lien préservé de l’élevage bovin au sol, assurant des conditions d’élevage et une traçabilité exemplaires