Alimentation des enfants et adolescents

Nouvelles recommandations pour l’alimentation de nos enfants

. © kuvona

Publié le 10.05.2021

En manque de repères pour savoir comment composer adéquatement les assiettes de nos enfants ? Zoom sur l’essentiel des conseils et les nouveautés à retenir de la naissance à l’adolescence.

Les parents font leur possible pour bien nourrir leurs enfants. Pour le premier né, c’est fastidieux et on met un point d’honneur à suivre à la lettre les préconisations du pédiatre. Enfant unique, les tentations et l’influence des pairs vont se jouer à la cantine ou avec les cousins. Et si la famille s’agrandit, se recompose, selon les écarts d’âge des enfants, les repas prennent un autre tour. Combien de « petits derniers « ont mangé des frites, bu du soda ou eu droit à un bonbon gélifié fluo bien plus tôt que leurs frères et sœurs ? Et quand presque une génération sépare 2 enfants, comment ne pas être déconcerté par les conseils qui vont à l’opposé, tant pour coucher son bébé que pour le nourrir ? Si bien entendu, chaque parent fait au mieux et comme bon lui semble, voici des repères, par tranche d’âge, qui répondent aux dernières connaissances scientifiques (1).

De la naissance à 1 an : du sein à la cuillère

Il s’agit d’une période de croissance la plus rapide de toute la vie et de développement intense. La priorité est donnée au lait, de préférence maternel.  A défaut d’allaitement au sein, bébé ne peut être alimenté que par des préparations pour nourrissons dites « préparation 1er âge » ou « lait 1er âge » jusqu’à 6 mois et « de lait de suite » ou « lait 2ème âge ». Jusqu’à un an, il a besoin d’au moins 500 ml de lait par jour, notamment pour combler ses besoins élevés en lipides. En aucun cas, les boissons végétales ne doivent substituer les préparations pour nourrissons et préparations de suite, même lorsque celles-ci sont enrichies en calcium.

Entre 4-6 et 12 mois, la période de la diversification va initier l’enfant aux aliments solides et lui permettre de se familiariser avec les goûts, les couleurs, les textures et dans une certaine mesure aux manières de table, en adoptant la cuillère et en partageant les repas familiaux. Continuer à ne donner que du lait après 6 mois est déconseillé car le lait maternel ou les laits infantiles ne suffisent plus pour faire face aux besoins nutritionnels de l’enfant.

Les aliments à introduire en priorité sont les produits laitiers, les fruits et légumes, les pommes de terre, les produits céréaliers, les légumes secs, les viande- poissons-œufs suffisamment cuits, ainsi que les matières grasses (en alternance 1 cuillérée à café d’huiles ou de beurre). Pour prévenir la néophobie alimentaire, il est recommandé de varier les associations culinaires, comme les textures qui ont intérêt à devenir complexes (avec des morceaux plus ou moins gros et durs) doivent être proposés entre 8 et 10 mois et dans tous les cas avant 12 mois.

Enfin, contrairement à certaines pratiques, il est aujourd’hui conseillé de ne pas se limiter à un seul aliment introduit à la fois. Finies la purée pomme de terre-carotte ou la banane écrasée pendant des semaines entières ! Dans ces conditions, certains pourraient craindre l’apparition d’allergies alimentaires. Eh bien, il est reconnu par les pédiatres et les allergologues, que la meilleure prévention consiste justement à introduire les principaux allergènes tels que les produits laitiers, l’œuf ou l’arachide sans tarder, c’est-à-dire dans la fenêtre de diversification entre 4 et 6 mois. Et ce, pour tous les enfants, qu’il ait des antécédents d’allergie dans son histoire familiale ou non.

Recommandations sur les aliments de l'enfant
Alimentation

De 1 à 3 ans : une alimentation variée avec des quantités adaptées

Petit à petit, votre cher petit va partager le rythme des repas familiaux (petit-déjeuner, déjeuner, goûter, dîner) avec des horaires adaptés à son besoin de sommeil et une vigilance sur le choix de certains aliments. Le premier gâteau d’anniversaire vient ainsi rappeler que votre enfant a encore des besoins spécifiques et des capacités physiologiques limitées. Ce ne sera donc qu’après l’âge de 3 ans qu’il commencera à manger comme un grand, c’est-à -dire comme ses aînés ou ses parents. Moralité ? Pour cet événement, préférez un gâteau au yaourt avec une belle bougie à votre inimitable fondant au chocolat décoré de pastilles chocolatées rutilantes de colorants. Pourquoi ? D’abord parce que les bonbons tout ronds, à l’instar des fruits (raisin frais, tomate cerise) ou des fruits à coque (cacahuètes, amandes…), avalés tout ronds peuvent gâcher la fête…ensuite parce que les scientifiques déconseillent le chocolat avant l’âge de 3 ans pour sa teneur trop élevée (par rapport au poids de l’enfant) en nickel. Et côté boissons, bien évidemment pas de sodas, ni de boissons sucrées ou édulcorées. Votre enfant y goûtera bien assez tôt !

Voilà donc le moment clef pour transmettre de bons réflexes et habitudes : boire de l’eau et du lait nature au goûter, contrôler la consommation de produits sucrés (tels que les bonbons, les desserts gourmands, les glaces, les boissons sucrées, etc.), de fritures, de charcuteries, de sel et de produits salés (tels que les biscuits apéritifs). Finalement résistez à la tentation de lui faire partager des aliments qui sortent de l’ordinaire à chaque occasion festive. Il peut le comprendre si cela ne vous coûte pas. Les psychologues insistent : savoir dire non, c’est rendre service à nos enfants autant que de les aimer.

De 3 à 15 ans : qualité et quantité au menu

Entre 3 et 17 ans, les besoins nutritionnels d’un enfant sont variables en fonction de son âge, de son sexe ou de ses activités physiques. Il s’agit de proposer un rythme alimentaire régulier, sans grignotage (aliments ou boissons en dehors des 4 repas). A table, les experts nous conseillent de laisser l’enfant manger raisonnablement, à satiété et de ne pas le forcer à terminer son assiette.

Vous voilà au fait des recommandations. Il ne vous reste plus qu’à réussir dans votre emploi du temps chargé, à trouver l’organisation pour des repas faciles à préparer et agréables à partager en famille. Et si certains jours, vous parez au plus pressé et n’êtes pas satisfait(e)s, vous ferez autrement et mieux les autres jours, n’est-ce pas ?

Transparence ! Voici nos sources...

(1) Haut Conseil de Santé Publique (HCSP), avis sur la mise à jour des repères alimentaires.

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