Running

Épisode #5 Running : Et toi, après quoi tu cours ? Avec Stéfano et Alisée

On se bouge

Par On se bouge Une rencontre entre un passionné de sport et un professionnel

Publié le 28.10.2019 , mis à jour le 25.10.2019

La pratique du running est aujourd’hui incontournable. Qui ne vous a pas déjà parlé de la dernière application à la mode pour débuter en douceur, des baskets dernier cri, ou des bienfaits de cette pratique sur la silhouette ? Ses nombreux adeptes aiment échanger et partager, les réseaux sociaux regorgent d’images de toutes sortes ! Bien souvent, si l’on se met au running, c’est parce qu’on nous en a vanté les mérites. Alors on commence par quoi ? Après tout, il suffit de courir et de se fixer des objectifs ! Entre ce que l’on savait et ce que l’on ignorait, notre coach Stefano nous guide avec le sourire.

Stefano, préparateur physique branché nature

Notre pro du jour n’a pas toujours été aussi impressionnant ! En effet, Stefano commence l’athlétisme assez tard, et ne parvient alors pas à courir 400 mètres sans être complètement essoufflé. Il se sent faible et décide de s’améliorer. Dans le cadre de la préparation physique des autres sports qu’il pratique, Stefano a toujours couru, que ce soit pour le kayak ou pour l’aviron. Mais il y a cinq ans, il se lance consciencieusement dans le running et prépare de plus en plus de courses et semi-marathons. Depuis, c’est sa passion, son métier en partie, et surtout sa liberté. Stefano décrit son sport comme le meilleur moyen de se défouler, de se vider la tête, il nous parle d’un sentiment de liberté qu’il ne trouve dans aucune autre forme d’activité. Stefano dit vrai, on se fait du bien au moral puisque courir libère des endorphines, l’hormone du bonheur ! Pour lui, le défi est d’améliorer ses chronos, et le plaisir de voir ce qu’il est capable de faire avec de l’entrainement. Et oui, le travail ça paie.

Aujourd’hui, Stefano court en moyenne trois fois par semaine. Selon lui, ce n’est pas énorme mais à côté du running il pratique également le vélo et la natation. Il fait régulièrement des compétitions mais la nouvelle passion de notre touche à tout, c’est le trail ! Le fait de courir en pleine nature l’attire particulièrement, surtout dans des paysages magnifiques.

Episode #5-Running Et toi, après quoi tu cours ?

Alisée, passionnée, et motivée !

Notre passionnée de running ne l’est que depuis un an, mais l’on devine qu’elle sait ce qu’elle veut, et atteindra ses objectifs. Elle commence sur les tapis de courses de sa salle de sport en faisant 10 ou 15 minutes. Puis entre les cours et les vidéos qu’elle poste sur Youtube, Alisée décide de courir tous les dimanches matin dans le parc près de chez elle. Pour elle, la discipline est la plus libre qu’il soit : c’est quand tu veux, où tu veux, personne ne t’impose d’horaires, tu prends une paire de baskets et c’est parti !

Alisée aime courir seule, se retrouver en écoutant sa musique. Et avec des amis, c’est encore mieux : elle papote … et donc s’essouffle plus vite.  Mais peu importe car ce qui lui pose le plus de souci, c’est la motivation. Elle a du mal à rester constante, surtout lorsqu’il ne fait pas beau !

Malgré tout, elle est fière de nous dire que son temps de course est passé à une demie heure, et qu’ensuite c’est la détente totale. Les tensions disparaissent, ça lui fait un bien fou et le stress de la semaine est déchargé instantanément. Au fur et à mesure, elle tente de se dépasser petit à petit sans forcer. Le running a aussi changé la perception d’Alisée par rapport à l’alimentation, elle s’efforce de manger sainement, même si elle nous avoue en riant qu’elle ne se prive pas de burgers !

 

« Je respire n’importe comment, on dirait un mufle ! »

 Ce que l’on retiendra de cette rencontre, c’est l’autodérision de notre passionnée qui demande spontanément des conseils à son coach. Après un entrainement fractionné, Stefano remarque qu’Alisée respire trop rapidement et fréquemment. C’est l’erreur que l’on retrouve souvent chez les débutants qui n’ont pas encore les bons réflexes. « Pas de panique, c’est normal ! » dit Stefano. Il y a une très grosse marge de progression sur la respiration, il faut beaucoup de pratique. Le premier conseil : diminuer son rythme respiratoire, en se calant sur un bon rythme dès l’échauffement. Il faut respirer plus longuement et surtout prolonger ses expirations. Cela permet d’avoir beaucoup plus d’énergie en évacuant le dioxyde de carbone pour mieux oxygéner ses muscles. On s’économise, et on crée un cercle vertueux qui nous permet de durer plus longtemps.

Se préparer c’est gagner

La clé pour une runneuse avec du potentiel comme Alisée, c’est de ne pas seulement se dire que l’on va « courir ». Il ne faut pas faire l’impasse sur la préparation, effectuer quelques exercices de renforcement musculaire et ce surtout au niveau des membres inférieurs, les abdominaux et les lombaires. Cela permet par exemple, de rester beaucoup plus stable lorsque l’on court, on a moins de risque de se blesser et on se fait plaisir. Il peut arriver pour certains de passer par la case souffrance, mais lorsqu’on se surpasse et qu’on voit ce que le corps est capable de faire sans qu’on le traumatise, c’est la plus belle des récompenses. C’est selon Stefano et Alisée, ce qui nous pousse à chercher encore plus loin.

 

Jusqu’aux compétitions ?

Stefano est formel : comme dans beaucoup de sports, il faut avoir ce que l’on appelle du « mental », pour aller au-delà de ce que l’on peut donner. Stefano est convaincu que cette aide psychologique sert dans la vie de tous les jours. Cette force mentale il s’en sert pour entreprendre toutes sortes de projets en dehors du sport, dans son travail ou avec les autres. Elle permet de savoir sortir de sa zone de confort et de se dépasser. Une compétition comme un entrainement où l’on a tout donné peuvent être des moments qui nous rendent absolument fiers du chemin parcouru, ils nous donnent envie de réitérer.

Sport plaisir ?

Qu’est-ce qu’Alisée et Stefano répondent aux détracteurs du running qui lui reprochent d’être un sport trop simpliste qui ne procure pas de plaisir ?

De tout simplement y aller doucement progressivement, de ne pas vouloir augmenter directement les minutes, le nombre de kilomètres, parce qu’il faut du temps aux muscles, aux articulations et aux tendons pour s’habituer. Le conseil de Stefano serait d’augmenter à raison de 10 % chaque semaine et pas plus ! Passer de trente minutes à une heure en une séance est une mauvaise idée, c’est la meilleure façon de se blesser mais aussi de se dégoûter. On appréhende ensuite la course comme quelque chose de trop difficile et on se démotive petit à petit, « surtout quand il fait mauvais » rajoute Alisée.

Alors, même si l’un court en écoutant son cœur et son corps et l’autre en rythme avec Abba, on essaie de sortir de sa zone de confort, sans souffrir, tout en s’amusant « De toute façon, la prochaine fois tu y arriveras et tu le feras ! » n’est-ce pas Stéfano.

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