Cuisine et Recettes

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Que faire avec du fromage frais à tartiner ?

Ce fromage crémeux et savoureux a plus d’un tour dans son sac.

Wraps au fromage frais

Frais et fondant, le fromage à tartiner nature, de type St Môret ou fromage fouetté Madame Loïk, s’achète en barquette au rayon frais du supermarché. Enrichi de crème comme le cream cheese anglo-saxon, il s’en distingue par une pointe de sel et un supplément de saveur qui fait toute la différence.

Un repas nomade

  • Pour partir en pique-nique ou amener au bureau sa boîte à déjeuner, le fromage à tartiner se glisse dans des bagels au saumon fumé, avec quelques tranches de concombre ou des jeunes pousses de salade. On se croirait à New York !
  • Toujours dans l’univers des sandwichs, on pense aux wraps ou au club-sandwich, dans lesquels le fromage fait office d’ingrédient « collant ».
  • Dans le jambon-beurre national, il peut remplacer le beurre pour un résultat plus frais et léger. On n’a jamais autant aimé manger sur le pouce !

C’est l’heure de l’apéritif !

  • Des amis débarquent à l’improviste ? Place à la trempette express, entourée de crudités et de toasts de pain grillé : un simple mélange de fromage à tartiner et de miettes de thon fait l’unanimité, surtout en ajoutant quelques ingrédients aromatiques (ail ou échalote hachés, herbes fraîches, épices, sauce au piment, jus de citron…).
  • Plus raffinés, les petits choux se déclinent en mode salé, en garnissant des choux nature de fromage à tartiner et d’œufs de poisson, sans oublier les petits morceaux de citron et la ciboulette pour la déco.
  • Tout frais et légers, les macarons se déclinent enfin en mode amuse-bouche avec du fromage à tartiner glissé entre deux petits champignons de Paris.

Un dîner vite fait

  • Pour des tartines express, le fromage à tartiner s’étale généreusement sur des grandes tranches de pain grillées qui sont ensuite garnies avec le contenu du frigo et du placard (rondelles de radis, avocat, petits pois, miettes de poisson, restes de viande cuite, herbes ciselées…).
  • Plus raffiné mais tout aussi rapide à préparer, le millefeuille de betterave au fromage se compose de betteraves cuites coupées en tranches régulières, puis montées en millefeuille avec du fromage à tartiner agrémenté de cerneaux de noix grossièrement concassés, d’un peu d’ail haché, de quelques gouttes de jus de citron, de ciboulette et de poivre. Un délice avec quelques feuilles de salade et une vinaigrette à l’huile de noix !
  • En version chaude, il améliore n’importe quel velouté, remplace la crème dans une tarte aux légumes pour un maximum d’onctuosité ou garnit une omelette roulée juste avant de passer à table.

Une douceur crémeuse

  • En fin de repas, voici le cheesecake, dont le fromage à tartiner constitue l’essentiel de la garniture, accompagné de coulis de fruits, de caramel au beurre salé ou de sauce au chocolat.
  • Il compose aussi un glaçage tout blanc pour un gâteau sucré aux carottes ou des cupcakes, simplement additionné de beurre, de sucre glace et de jus de citron.
  • Plus spectaculaire, la tarte soleil se fait sucrée avec du fromage à tartiner et de la confiture.
  • Enfin, dans les pop cakes ou gâteaux sucettes, il fait office de liant. Oh, le joli goûter !

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Soda bread
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Et un soda bread pour la Saint-Patrick !

Et un soda bread pour la Saint-Patrick !

À la découverte d’un classique de la cuisine irlandaise à base de lait fermenté.

Demain, c’est la Saint-Patrick. Et si, à cette occasion, on préparait le pain préféré des Irlandais ?

Qu’est-ce que le soda bread ?

Non, le soda bread n’est pas un pain préparé avec une boisson gazeuse ! Il s’agit simplement d’un pain dont l’agent levant n’est pas du levain ou de la levure de boulanger, mais du bicarbonate alimentaire, appelé « bicarbonate of soda » ou « baking soda » en anglais. Sa préparation facile et rapide ne nécessite ni pétrissage fastidieux, ni levée chronophage : on mélange les ingrédients, on façonne une boule ou on verse la pâte dans un moule, on enfourne, c’est prêt. Cette rapidité fait du soda bread un pain idéal quand la boulangerie du quartier est fermée ou qu’on a envie de pain maison sans y passer des heures. La texture finale oscille entre le pain, avec notamment une véritable croûte, et le gâteau, avec une mie un peu dense et friable.

Indispensable lait fermenté !

Le soda bread comprend traditionnellement 4 ingrédients :

  • de la farine complète ou blanche, souvent un mélange des deux ;
  • du sel ;
  • du bicarbonate alimentaire (que l’on appelle bicarbonate de soude ou de sodium et que l’on trouve dans tous les supermarchés), dont il faut respecter le dosage pour éviter d’obtenir un goût amer ;
  • du lait ribot (buttermilk) ou un autre lait fermenté, très présent dans les pâtisseries anglo-saxonnes qu’il rend moelleuses et légères.

Le bicarbonate réagit au contact du liquide et de l’acide lactique du lait fermenté, formant des petites bulles dans la pâte, ce qui permet au pain de bien lever pendant la cuisson. Sur cette base très simple, on peut ajouter d’autres ingrédients comme du beurre, des œufs, de la mélasse ou du miel, des raisins secs ou encore des petites graines, mais le résultat s’apparente alors davantage à un gâteau qu’à un pain.

Que faire avec du soda bread ?

Le soda bread cuit généralement sur une plaque de cuisson, façonné en forme de miche et entaillé d’une croix, ou bien dans un moule à cake pour une version plus facile à trancher. On le détaille en tartines que l’on fait griller avant de les beurrer généreusement : un péché mignon pour le petit-déjeuner, le goûter ou n’importe quel casse-croûte improvisé. On peut aussi le garnir de fromage frais nature ou aromatisé aux fines herbes, avec d’autres ingrédients de « topping » pour constituer d’appétissantes tartines salées (poisson fumé, rondelles de radis, tranches d’avocat, herbes ciselées…). Enfin, pendant le repas, le soda bread accompagne agréablement une salade composée ou une soupe.

Une astuce pour terminer : le soda bread ne se conserve pas aussi bien qu’un pain traditionnel, mais il est tout à fait possible de le congeler tranché. Il ne restera plus qu’à chauffer les tranches dans le grille-pain ou au four, sans décongélation préalable, au moment voulu !

Conseils de dégustation autour du langres
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Conseils de dégustation autour du langres

Conseils de dégustation autour du langres

Quel pain et quelle boisson pour ce fromage de caractère ?

Doté d’une AOC depuis 1991 et d’une AOP depuis 2009, le langres est connu pour la cuvette qui se creuse en son sommet au cours de l’affinage.

Une fontaine sur un fromage

Essentiellement produit dans des petites laiteries de Champagne-Ardenne, le langres existe en 3 formats : le « petit format » (entre 150 g et 250 g) affiné pendant au moins 15 jours ; le « moyen format » (entre 280 g et 350 g) affiné pendant au moins 18 jours ; le « grand format » (entre 800 g et 1300 g) affiné pendant au moins 21 jours. Tous sont cylindriques et… creux dans leur partie supérieure ! Cette cuvette, que l’on appelle « fontaine », est liée à la technique d’affinage du fromage : après l’égouttage du caillé et le démoulage, le langres est salé et affiné sans jamais être retourné. La dépression s’accentue alors de jour en jour, jusqu’à atteindre les 5 millimètres réglementaires du cahier des charges de l’AOP. Pendant l’affinage, ce fromage à pâte molle est lavé avec une solution d’eau salée additionnée de rocou, colorant naturel qui donne à la croûte plissée une belle couleur jaune, orange ou brun-rouge. Sous la croûte, une pâte blanche, crémeuse et fondante entoure un cœur lisse et parfois crayeux. L’ensemble est caractérisé par une odeur pénétrante et un goût typé sans agressivité.

Quel pain pour le langres ?

Le langres mérite un pain à la hauteur de son caractère ! Pour un accord parfait, la croûte et le croquant d’une baguette aux graines mettent idéalement en valeur la consistance crémeuse du fromage, tandis que le sésame grillé renforce son côté chaud et épicé. Plus audacieux, l’accord avec un pain brié s’avère idéal quand l’affinage du langres est poussé et qu’il devient crémeux au point de fuir sa croûte à la découpe : les notes douces et beurrées du pain brié prolongent alors le goût et la texture du fromage en bouche, tout en atténuant le feu des notes les plus chaudes. À éviter : les pains aux fruits séchés, trop sucrés, qui par contraste font trop ressortir l’acidité du langres.

Et en guise de boisson ?

Le mariage régional idéal est celui qui unit le langres avec un champagne blanc de blancs. Frais et beurré, celui-ci adoucit le fromage et le rend encore plus crémeux. Dans le même temps, sa minéralité s’oppose au gras du langres, formant une union remarquable qui joue sur la complémentarité entre deux produits opposés. Plus insolite, le mariage avec un vin de Bordeaux, tel un Graves rouge, séduit les inconditionnels du vin rouge : les tanins affinés, la souplesse, la fraîcheur et les parfums de fruits confits du Graves arrondissent le caractère rustique du fromage. Encore plus original, le Meilleur Ouvrier de France François Robin suggère de déguster le langres avec un bon gin, tandis que certains amateurs versent une goutte de marc de Bourgogne ou de champagne directement dans la fontaine pour donner au fromage un petit goût corsé : un délice d’initié à déguster sans excès !

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.