Éviter les blessures

Patinage, bonheur sur la glace et dans l’assiette !

Patinage artistique. © Lsantilli

Publié le 03.02.2022 , mis à jour le 02.02.2022

Les danseurs du patinage artistique et de la danse sur glace suivent des entrainements exigeants et impitoyables pour offrir des performances physiques, artistiques aussi talentueuses qu’éprouvantes. Chaque athlète doit apprendre à gérer son corps, les contraintes psychologiques et son programme nutritionnel pour prévenir et éviter les blessures, mais, parfois, cela ne suffit pas…

Présentation des sports

La richesse des disciplines dans les sports de glace sera mise en valeur aux Jeux Olympiques prochains. Parmi celles-ci :

  • Le patinage artistique, pratique complexe puisque la recherche de l’élégance et du spectacle compte tout autant que la réussite « technique » et « athlétique ». Il s’exécute en solo ou en couple. Il comprend des pirouettes, des combinaisons de sauts,… et, pour la discipline « couple», des portés acrobatiques. Les compétitions se déroulent en 2 temps avec un programme court (près de 3 minutes) et un programme long (4 minutes).
  • La danse sur glace, discipline de «glisse émotionnelle» allie gestuelle technique et créativité chorégraphique. Elle comprend des attitudes, des jeux de pieds et des portés (il n’y a pas de saut). A haut niveau, les danseurs sur glace ne concourent qu’en couple. En compétition, elle comporte un programme de danse rythmique (Cette année 2022, le thème retenu aux Jeux Olympiques de Beijing est blues et street danse) (3 minutes) et une danse libre (4 minutes).

Notation objective et esthétisme subjectif

La notation des programmes par les juges repose sur une moyenne entre le niveau d’exécution, la réussite d’un mouvement innovant, les habiletés de patinage, mais aussi sur des critères moins objectivement mesurables telles la chorégraphie et l’interprétation. Dans ces disciplines particulières où la légèreté constitue un atout pour les impulsions aux sauts, les portés, l’esthétisme des prestations, le corps, outil de travail et de performances, doit correspondre aux silhouettes musclées, toniques, affutées et fines conformes aux stéréotypes morphologiques du patinage. Le maintien d’un faible poids de corps devient une des clefs pour l’obtention du succès.

Dans les milieux sportifs de type esthétique, règne le risque de pressions sur les athlètes afin qu’ils développent des caractéristiques corporelles « idéales ». Le terrain associé au perfectionnisme parfois obsessionnel du patineur est propice à la floraison de conduites alimentaires préoccupantes et à l’adoption de régimes très amaigrissants, d’éviction de certains aliments ou de jeûnes inappropriés. Sans oublier que les contraintes liées aux entraînements et aux compétitions peuvent provoquer des pertes d’appétit induisant la répétition de déficits énergétiques (l’apport calorique ne couvrant plus la dépense énergétique totale).   

Les athlètes s’entraînant à un niveau compétitif élevé peuvent souffrir des effets délétères de cette insuffisance calorique et d’un mauvais état micro-nutritionnel. Le calcium, un des minéraux essentiels au maintien osseux, mérite toute l’attention des sportifs.

Bonne santé osseuse

La « bonne santé » du tissu osseux dépend de multiples facteurs dont les effets s’additionnent : une pratique sportive d’intensité et de volume adaptés au patineur, une alimentation suffisante en calcium, protéines

A l’inverse, le surentraînement, les chutes sur la glace, les insuffisances d’apports en calories, calcium et vitamines par le strict contrôle de poids corporel, peuvent favoriser une densité osseuse insuffisante par rapport aux contraintes physiques, cause de fragilités osseuses voire de fractures de fatigue.

Les produits laitiers disposent d’une teneur intéressante en calcium, un minéral qui va jouer un rôle important et quotidien dans la construction osseuse et le bon fonctionnement des muscles. De plus, ils contiennent des protéines fort utiles au tissu osseux et musculaires, et bien d’autres nutriments pouvant exercer des effets bénéfiques sur l’organisme. Une des stratégies nutritionnelles pour contenir leurs apports en lipides est de varier les sources de produits laitiers. Allez, en cuisine, pour des recettes de cuisine qui promettent aux sportifs de partir à l’entrainement de bon pied ou de bien récupérer après l’effort !

Par Dominique Poulain

 

Autres lectures : Corrélats liés au sport des troubles de l’alimentation dans les sports esthétiques

Portrait

Dominique POULAIN

Diététicienne nutritionniste du Sport

Elle accompagne des sportifs de haut niveau de performances (prises en charge nutritionnelle individuelle et collective) : Equipes de France Handisport – Athlétisme, Equipe professionnelle de cyclisme St Michel-Aubert93, CREPS Chatenay Malabry : Pôle espoirs et France,…

Dominique Poulain est également chargée de cours, D.U. de Nutrition du sportif à la Faculté de médecine Paris Sorbonne et à celle de Paris XIII. Elle intervient en Licence, Entrainement Sportif, l’UFR STAPS, à l’Université Paris Sud.

Elle est par ailleurs Référente du Plan de Santé Publique à Epinay S/Seine

Dernière publication : « L’essentiel sur l’alimentation du sportif ». Ed Parresia – Novembre 2019, 280 p

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