Types de beurres : découvrez leurs variétés et spécificités

Publié le 01.12.2025

De l’iconique tartine matinale aux recettes gastronomiques les plus élaborées, les différents types de beurres se déclinent en une palette riche et variée. Issus d’un processus naturel de barattage de la crème, les beurres offrent des caractéristiques uniques selon leur méthode de fabrication et leur composition. Tour d’horizon de leurs saveurs et textures !

Les beurres doux et salés

Crédit photo :. © A. ROCHE / A. BRETIN / CNIEL

A l’origine des différents types de beurres : la crème !

Avant d’explorer la diversité des beurres disponibles sur le marché, rappelons leur origine commune : la matière grasse du lait, transformée par le procédé mécanique et naturel du barattage de la crème.

La teneur en lipides confère au beurre ses propriétés culinaires exceptionnelles et sa texture onctueuse caractéristique : mais le travail de cette base simple donne aussi naissance à une multitude de variétés de beurres, aux saveurs, textures et usages spécifiques !

© V. RIBAUT / CNIEL

Le traitement de la crème : premier critère de différenciation des beurres

Le traitement thermique de la crème constitue le premier élément de distinction entre les différents types de beurres. Il va influencer la conservation, le goût et les propriétés organoleptiques du produit final.

– Le beurre cru*

Le beurre cru* est le type de beurre le plus authentique et souvent artisanal. Obtenu exclusivement à partir de crème crue*, non pasteurisée, il conserve l’intégralité des arômes de son terroir. Ses saveurs sont riches et varient selon le type de sols, l’alimentation des vaches ou encore les saisons. Une authenticité qui donne lieu toutefois à une conservation limitée et une exigence rigoureuse quant à la chaine du froid.
Le beurre cru* s’utilise de préférence sans cuisson, simplement tartiné sur du pain frais, pour apprécier pleinement ses arômes délicats.

– Les beurres doux fins et extra-fins 

Ces deux types de beurres doux sont élaborés à partir d’une crème pasteurisée, ce qui leur confère une meilleure stabilité. La distinction entre ces deux catégories ? La fraîcheur !

Le beurre extra-fin doit être fabriqué dans les 72 heures suivant la collecte du lait, et son barattage doit intervenir au maximum 48 heures après l’écrémage. Sa crème ne peut avoir été ni congelée, ni surgelée.
Le beurre fin autorise jusqu’à 30% de crème congelée ou surgelée dans sa composition.

Ces deux types de beurres représentent les produits les plus polyvalents en cuisine française, parfaits pour la réalisation de pâtes, sauces, gâteaux et tartes.

© A. ROCHE / A. BRETIN / CNIEL

Les beurres salés : entre tradition et conservation

L’ajout de sel au beurre doux constitue une pratique ancestrale qui répondait initialement à un besoin de conservation. Aujourd’hui, les types de beurres salés sont appréciés pour leurs qualités gustatives propres et sont indissociables de la tradition culinaire bretonne.

Le beurre salé contient au moins 3% de sel, tandis que le beurre demi-sel en renferme entre 0,5 et 3% : ce salage est fait à partir de sel fin ou de cristaux de sel qui apportent une délicieuse touche croquante.

Fondus sur des pommes de terre vapeur, ils révèlent leur puissance aromatique. Dans les desserts, ils apportent un contraste agréable, comme l’illustre le célèbre caramel au beurre salé, référence de la pâtisserie française.

 

© A. ROCHE / A. BRETIN / CNIEL

Les beurres à tartiner : une texture modifiée pour plus de praticité

L’évolution des modes de vie a conduit au développement de types de beurres adaptés aux contraintes modernes, notamment en matière de praticité d’utilisation.
Le beurre tartinable ou « facile à tartiner » répond à une demande simple : pouvoir être étalé dès sa sortie du réfrigérateur ! Obtenu par un procédé mécanique, sans aucun additif, ce beurre conserve une texture souple même à basse température et compte parmi les incontournables du petit-déjeuner.

 

Noisette de beurre
© Igor Dudchak

Les beurres légers et allégés : moduler la teneur en matières grasses

Face aux préoccupations de santé publique, les beurres à teneur réduite en matières grasses ont été développés pour répondre aux demandes des consommateurs. Les beurres allégés et légers sont ainsi fabriqués à partir de crème pasteurisée dont on a réduit la proportion de lipides.

En chiffres

  • Le beurre standard contient 82% de matière grasse
  • Les beurres allégés affichent une teneur de 60 à 62%
  • Les beurres légers descendent à 39-41%
  • Au-delà ? Les produits contenant moins de 20% de lipides ne peuvent plus bénéficier de l’appellation légale « beurre » et sont commercialisés sous le nom de « matière grasse laitière à tartiner ».

Grâce à leur teneur en eau plus élevée, les beurres légers et allégés sont plus faciles à tartiner, mais sont peu conseillés en beurre de cuisson.

Les beurres d’exception : des savoir-faire et des terroirs

– Les beurres AOP : excellence et protection des terroirs

Trois beurres français bénéficient d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP) :

Ces appellations garantissent une élaboration dans des terroirs délimités, selon des cahiers des charges stricts respectant des savoir-faire ancestraux. La protection AOP assure la traçabilité complète du produit, depuis l’alimentation des vaches jusqu’au conditionnement final.

Ces beurres d’exception se distinguent par leurs profils aromatiques uniques, reflets de leurs terroirs d’origine. Ils subliment aussi bien les préparations les plus simples – une tartine de pain de qualité – que les recettes gastronomiques les plus élaborées.

© V. RIBAUT / CNIEL

– Le beurre de baratte : retour aux méthodes traditionnelles

Certains emballages mentionnent l’appellation « beurre de baratte ». Bien que tous les beurres résultent techniquement d’un barattage, cette mention non officielle indique un processus de fabrication particulier.
Les fabricants de beurres barattés utilisant cette dénomination signalent que leur beurre provient d’une crème maturée et malaxée selon des méthodes traditionnelles. Cette approche artisanale confère au produit une richesse aromatique supérieure.

Le beurre de baratte se savoure aussi bien sur des tartines, que cuit dans des préparations culinaires raffinées.

Le beurre sec, favori des pâtissiers

Les professionnels de la pâtisserie mettent à profit les apports gastronomiques des beurres à haute teneur en matières grasses, comme le beurre sec aussi appelé « beurre de tourage » : avec un taux de 84%, soit deux points de plus que le beurre standard, il est notamment prisé pour la réalisation de pâtes feuilletées.

Ses propriétés plastifiantes permettent de créer les multiples couches caractéristiques de ces préparations, garantissant un feuilletage optimal et une texture incomparable.

© A. ROCHE / A. BRETIN / CNIEL

Tendance culinaire : les beurres aromatisés, ou la gastronomie accessible

L’univers du beurre connaît des évolutions régulières portées par les nouveaux procédés et les nouvelles attentes des consommateurs.
Le marché des beurres aromatisés connaît ainsi un certain développement. Ces beurres se déclinent en version prêts à l’emploi, enrichis d’ingrédients savoureux : citron confit et fines herbes, bacon, whisky et érable, ail noir et balsamique…

Envie de décliner les vôtres ? Découvrez nos recettes de beurres aromatisés faits maison !

© J. MECHALI / A. CHARDON / CNIEL

Ces beurres gastronomiques en pot permettent d’élever instantanément le niveau d’une recette simple, transformant des pâtes ordinaires, un poisson grillé ou des légumes vapeur en plats raffinés.

Enfin, soulignons que le beurre s’est aussi fait remarqué dernièrement côté design et prêt-à-porter pour sa couleur : la nuance « jaune beurre » (yellow butter) a été LA couleur du printemps-été 2025 !

 

* Le beurre cru n’est pas adapté aux femmes enceintes, aux enfants de moins de 5 ans et aux personnes immuno-déprimées.

Types de beurres : notre FAQ pour aller plus loin !

1

Combien de litres de lait faut-il pour obtenir 1 kg de beurre ?

Il faut entre 20 et 22 litres de lait entier pour produire 1 kilogramme de beurre, soit environ 2 litres de crème. Ce qui donnerait environ 5 à 5,5 litres de lait pour une plaquette de beurre de 250 g, en fonction de la teneur en matière grasse du lait et de l’écrémage réalisé. Ce ratio élevé s’explique par la concentration de matière grasse nécessaire, qui doit atteindre 82% dans le beurre traditionnel.

2

Est-ce que le beurre peut rester hors du frigo ?

Le beurre a une durée de conservation limitée : la lumière, l’air et la chaleur contribuent à son oxydation. Si le beurre salé peut être conservé à température ambiante pendant quelques jours dans un beurrier propre, à l’abri de la lumière et de la chaleur, le beurre non salé est plus périssable : il doit être conservé au réfrigérateur (4°C)*, dans son emballage fermé et dans la limite de sa date limite d’utilisation optimale, pour préserver toutes ses qualités. Découvrez en plus sur la conservation des produits laitiers.

3

Comment est fabriqué le beurre ?

La définition du beurre est celle-ci : un produit laitier obtenu par barattage de la crème de lait, contenant au minimum 82% de matière grasse laitière et au maximum 16% d’eau. Il s’agit d’une émulsion obtenue par l’agglomération des lipides de la crème, sans ajout d’autres ingrédients hormis éventuellement du sel et des ferments lactiques.

Découvrez en détail la fabrication du beurre.

4

Comment savoir si mon beurre a tourné ?

On reconnaît un beurre rance à son odeur désagréable (aigre, piquante), à son aspect modifié (couleur inégale, surface grasse) et à son goût amer ou acide. Cette évolution est causée par l’oxydation des matières grasses au contact de l’air, de la lumière et de la chaleur. C’est pourquoi le beurre se conserve au réfrigérateur dans un emballage hermétique : respectez sa date limite de consommation et ne consommez jamais du beurre rance.

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